PESTICIDES : les nouvelles normes font débat

De nouvelles normes viennent d’entrer en vigueur sur les Limites Maximales en Résidus de pesticides (LMR) dans les aliments. Plusieurs associations françaises et européennes dénoncent le nouveau règlement qui vient d’entrer en vigueur le 1er septembre 2008.
Pour le « Mouvement pour le droit des générations futures » (MDRGF) présidé par François Veillerette, ce changement va induire une hausse exemplaire : Près de 40 fois supérieures à celles jusque là tolérées en France pour certaines molécules et certains aliments!  Voir le communiqué de l’association.


Cependant, il faut rappeler que les nouvelles normes vont également permettre des révisions très rapides sur certaines molécules, en cas de problème sanitaire, alors qu’auparavant les taux étaient fixés pour 10 ans. D’autre part, 10% des molécules, les plus toxiques, vont être revus à la baisse.

Il y a donc du pour et du contre dans ce règlement. En revanche, si les dosages en résidus de pesticides vont se poursuivre sur les aliments, notamment sous le contrôle de la Répression des fraudes (qui dispose de ses propres labos), le débat reste entier sur l’accumulation de ses molécules dans l’organisme et leurs effets à long terme, ainsi que le dénonce l’ASEF, qui rassemble 1000 médecins français, inquiets du développement de pathologies liées, selon eux, aux pollutions environnementales et alimentaires. Voir le site de l’ASEF

En effet, les aliments ne sont pas les seuls à présenter des taux de présence de pesticides, l’air est aussi imprégné. Selon une étude de l’Inra (datant de 1997), de 25 à 75% des pesticides appliqués se dispersent dans l’atmosphère. Une autre étude d’Airparif note également la condorcance entre période de traitement et détection de pesticides dans l’air. Chaque années, 80 000 tonnes de pesticides sont ainsi déversé pour nos productions agricoles. L’eau du robinet n’y échappe pas non plus. Selon l’IFEN (institut français de l’environnement) on trouve des résidus de pesticide dans 91% des eaux superficielles, et dans 55% des eaux souterraines. Lire le rapport de l’IFEN

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