OGM : Présents dans l’alimentation humaine et animale

BRUXELLES, 8 sept 2008 (AFP) La Commission européenne a autorisé lundi l’importation dans l’UE de produits contenant un soja génétiquement modifié (A2704-12), utilisé dans des denrées alimentaires et des aliments pour animaux.L’autorisation est valable pour dix ans. Tout produit issu de ce soja modifié devra être strictement étiqueté et suivre les règles européennes de traçabilité. Les pays de l’UE n’avaient pas réussi à prendre une décision à la majorité qualifiée à propos de cet OGM et le dossier avait donc été renvoyé à la Commission européenne. Ce type de soja a été l’objet en août 2007 d’un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui avait jugé improbable qu’il ait des effets indésirables sur la santé de l’homme ou des animaux, ou encore sur l’environnement. Cette autorisation fait suite à une demande de mise sur le marché des Pays-Bas déposée par le groupe allemand Bayer CropScience en 2005.

de villiersPhilippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), a protesté lundi contre la décision de Bruxelles d’autoriser l’importation dans l’UE de produits contenant un soja génétiquement modifié, demandant un “moratoire” sur la consommation d’OGM. Cette décision “est le symptôme de deux problèmes majeurs dans le fonctionnement de l’Europe”, a estimé le député européen dans un communiqué.”C’est une décision prise par les seuls commissaires de Bruxelles sans que les Etats aient pu dire un seul mot. La loi OGM votée récemment par le Parlement français n’est pas encore appliquée, qu’elle ne sert déjà plus à rien”, a-t-il estimé.”Deuxièmement, c’est une décision qui préfère manifestement les intérêts des multinationales de l’agro-chimie et des producteurs de soja américains à la protection des consommateurs européens”, a-t-il ajouté. Le président du conseil général de Vendée, qui a proclamé en mai son département “sans OGM”, estime qu’”en matière d’OGM, au regard du caractère à la fois insuffisant et partiel des connaissances actuelles, seule la recherche doit être autorisée”. “L’utilisation en plein champ et a fortiori la consommation doivent faire l’objet d’un moratoire dans l’ensemble des pays européens”, a-t-il estimé.

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