Sida : voyage au pays de la serodissidence


neosante53.pdfFaut-il se soumettre à la trithérapie dès lors qu’on a été diagnostiqué séropositif ? C’est 
une question vitale pour de nombreux séropositifs. Certains d’entre eux, après des recherches sur le web et mûre réflexion, ont décidé de sortir de la peur et de cesser leur traitement. Leur état de santé ne s’est pas forcément dégradé ! Ce phénomène est qualifié de marginal par les spécialistes du VIH. Mais ces cas sont-ils vraiment des exceptions ? A travers cette nouvelle enquête, Pryska Ducoeurjoly lève le voile sur les faiblesses du diagnostic du VIH et sur les dérives du suivi médical de la séropositivité.

Photo-PryskaA propos de l’auteure
Pryska Ducoeurjoly est journaliste indépendante, elle écrit sur la santé et l’environnement. Elle est également auteure de La Société Toxique, manuel de dépollution mentale (en accès libre sur son blog), où elle explore l’intox média-médoc-malbouffe.

Trente ans de controverse

« Bien que plus de 75 000 articles ont été publiés sur le sida, aucun n’a sérieusement étudié toutes les preuves pertinentes ni essayé de prouver que le VIH causait bien le sida.Quelques articles répondent à des objections spécifiques, mais ils commencent en supposant que le VIH est la cause du sida, ce qui est justement la question problématique. S’il avait été possible d’écrire un tel article, il aurait déjà été écrit et ce serait la publication scientifique la plus citée du siècle. Puisque de tels articles n’existent pas, il est impossible de réfuter ou d’étayer les arguments qu’ils pourraient contenir »xxxiv. Ces propos sont ceux de Karry Mullis, co-Prix Nobel de chimie (1993), l’un des 2 600 scientifiques ou chercheurs qui composent le groupe officiel des « dissidents » : Rethinking Aids.

Ce collectif a été fondé en 1991 sous l’inspiration du professeur Peter Duesbergxxxv, microbiologiste de Berkeley (Californie) qui émit le premier des doutes sur l’hypothèse VIH=Sida, dès 1987. Cela fait donc 30 ans que la controverse fait rage, dans un assourdissant silence médiatique… Parmi les grands scientifiques signataires du texte fondateur de Rethinking Aids (liste sur sidasante.comxxxvi): Kary Mullis (Prix Nobel de Chimie), Etienne de Harven (pathologiste, pionnier de la recherche sur les retrovirus, ancien président de la Société américaine de microscopie électronique), l’épidémiologiste Gordon Stewart, professeur émérite de santé publique, de l’université de Glasgow, et ancien conseiller pour l’OMS sur le sidaxxxvii. Des pointures internationales dont la parole devraient valoir autant, voire plus, que celle des experts de nos autorités sanitaires.

LE CONTEXTE EN QUELQUES CHIFFRES

D’après l’ONUSIDA, 35 millions de personnes seraient séropositives dans le monde (rapport 2014), des chiffres comparables à la prévalence du cancer ! 20 milliards de dollars annuels sont consacrés à la recherche. 1,3 millions de personnes ont été classés morts du sida en 2013i.

Apparemment, c’est une catastrophe mondiale. Et les médias nous le rappellent tous les ans. Mais ces chiffres sont à nuancer fortement depuis le pavé dans la mare de l’épidémiologiste James Chin, ancien directeur des programmes sida de l’OMS, auteur de The Aids Pandemic.ii

Dans cet ouvrage, il montre comment les statistiques sur la prévalence d’une infection par le VIH sont exagérées dans le but d’entretenir la peur d’une extension de l’épidémie à la population générale, extension qui n’a finalement jamais été observée. James Chin, qui ne fait pas partie des dissidents du postulat VIH=Sida, rappelle que « le VIH est difficile à transmettre sexuellement,iii et qu’une épidémie ne peut se produire que dans la plus haute concentration de comportements à risque. De tels niveaux n’existent pas dans les populations générales».

L’enquête

Le magazine Néo Santé est un des rares journaux, avec Nexus, a avoir publié plusieurs dossiers sur la controverse. L’investigation ci-après a été publiée en français dans Néo Santé n°53 (février 2016) puis en anglais dans Nexus en juin 2016, avec la traduction de Pol Dubart.

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En France, plus de 6 000 personnesiv découvrent chaque année leur séropositivité à l’aide des tests Elisa et Western Blot, confirmés par leur taux de CD4 (cellules immunitaires) ou de charge virale (quantité de virus présent dans le sang). En Belgique, ce sont aussi plus de 1 000 personnes diagnostiquées qui, du jour au lendemain, verront leur vie basculer. Aux Etats-Unis, 1,2 millions de personnes seraient porteuses du VIHv.

Au regard des arguments amenés par un grand nombre de scientifiques (voir Trente ans de controverse), les chiffres du nombre de séropositifs sont à manipuler avec des pincettes. En fait, la fiabilité des tests de dépistage est contestée. Il existe en effet un grand nombre de publications relevant 70 états de santé susceptibles de générer un faux positifvi. Plusieurs scientifiques de renommée internationale ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la fragilité du dépistage actuel.

Les tests de la séropositivité sont-ils fiables ?

« Cette histoire de test est une vaste fumisterie ! », tempète Williamvii, 53 ans, diagnostiqué séropositif en août 2014. Ce père de trois enfants vient tout juste d’arrêter son traitement. Sa décision définitive, il l’a prise en novembre 2015, après onze mois de trithérapie, et après avoir épluché la littérature médicale : « Depuis que j’ai découvert le pot aux roses, j’ai déménagé à la campagne, arrêté la télé et je me gave maintenant de nourriture intellectuelle et scientifique ».

Chez lui, l’annonce de la séropositivité a déclenché un processus de réactions en chaîne. Après le « choc énorme » de l’annonce du diagnostic, ce fut l’incompréhension : « J’ai toujours eu une vie sexuelle dans les clous ! Je ne me drogue pas. Je ne fume pas. Je fais du sport, j’ai un corps d’athlète. J’ai été marié pendant 20 ans. J’ai vécu avec une campagne pendant 7 ans. Alors quand j’ai fait le test au moment de m’engager dans une nouvelle relation, ma première réaction a été : ce n’est pas possible !  »

Après l’incompréhension, l’acceptation… « J’ai subi une pression pas possible de la part des médecins qui me disaient : si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour vos enfants… Annoncer à mes gosses cette séropositivité a été en soi un événement traumatisant. Il m’a fallu un bon mois avant de me résigner à prendre ces médicaments. »

Rapidement, William va suivre sa première intuition : « Profitant d’une pause professionnelle, j’ai avalé des sommes d’informations considérables pour me rendre compte que, finalement, j’étais face à la plus grande hérésie du siècle. Ce fut une énorme surprise et en même temps la réponse à toutes mes questions. Aujourd’hui j’ai passé le stade des interrogations. La « charge virale », c’est de la grosse couillonnade ! Et je ne vais certainement pas jouer les cobayes de l’industrie. Et plutôt que d’engager un bras de fer avec les médecins, je vais les laisser croire à leur théorie. Ce qui compte pour moi, c’est la manière dont je me sens et je me sens en pleine forme ».

Nul doute que si les médecins apprennent que William a cessé son traitement, ils lui prédiront le pire : une hausse inéluctable de la charge virale, une chute inexorable de ses cellules immunitaires CD4, et pour finir… la mort. Sans trithérapie, on ne survit pas à l’infection au VIH, tel est le discours officiel. Mais en réalité William se dit absolument certain de rester en bonne santé, surtout avec son hygiène de vie qu’il qualifie d’« irréprochable ». Il dénonce une médecine déshumanisée qui définit l’état de santé sur la base de deux résultats de laboratoire, en dehors de toute observation clinique.

La charge virale, un marqueur inadapté

Officiellement, la charge virale décrit la quantité de virus présent dans le sang et c’est un marqueur de la progression du virus. « Faux ! », nous disent les scientifiques dissidents. La technique de la PCR (Réaction en Chaîne par Polymérase) pour identifier et quantifier le virus du sida (la charge virale) est dénoncée par son inventeur lui-même, Kary Mullis, nobélisé pour cette découverte, mais aussi par un grand nombre de spécialistes, dont le Pr Etienne de Harven, pionnier de la microscopie électronique. Malgré tout, ce test continue d’être recommandé.

« Quand ces tests sont faits sur le sérum de personnes considérées VIH-négatives, 3 % à 10 % d’entre elles ont généralement des charges virales positives. L’explication la plus probable pour ce taux élevé de faux positifs est que les analyses d’ARN-VIH réagissent généralement avec de l’ARN non-VIH, comme ceux produits par les cellules humaines normales et par des microbes », explique Matt Irvin, un médecin généraliste américainviii.

« Puisque les résultats de la charge virale sont donnés en exemplaires par millilitre de plasma, tout le monde s’imagine que cela signifie « tant d’exemplaires du virus lui-même par millilitre ». Il n’en est rien car le test de charge virale fait seulement des copies de fragments d’acides nucléiques, ce qui n’a rien à voir avec un décompte de VIH. Un test positif de charge virale ne peut pas être considéré comme indiquant la présence de ne serait-ce qu’un seul génome complet de VIH, et il ne peut donc pas être utilisé pour déterminer la présence du virus ni, a fortiori, sa population », écrit Roberto Giraldoix, médecin spécialiste des maladies infectieuses et tropicales, membre du conseil d’administration du Groupe pour la réévaluation scientifique de l’hypothèse VIH/SIDAx (Rethinking Aids).

Un effet « nocébo » sous-estimé

«Lorsque le médecin vous annonce que votre charge virale se compte en centaines de milliers de copies, voire en millions pour certains, il y a de quoi flipper !», témoigne Bertrand, un séropositif de 34 ans, diagnostiqué il y a 7 ans. Bien qu’ayant déjà eu une charge virale de l’ordre de 250 000 copies (contre 2 000 maximum pour espérer éviter la trithérapie), il n’a jamais voulu prendre de traitement. Force est de constater que, malgré les pronostics défavorables des médecins, sa charge virale est spontanément tombée à 11 500 ; en fait, elle ne s’est jamais stabilisée, oscillant aléatoirement autour des 40 000 copies.

« Après avoir bien discuté de la fiabilité de ce test avec le corps médical, j’ai décidé d’en faire un simple marqueur d’activité immunitaire. Cela m’invite à faire attention à mon hygiène de vie et non pas à prendre le traitement ! Lorsque j’ai un coup de pompe, je fais une cure d’alicaments pour rétablir l’équilibre acido-basique. D’une manière générale, j’évite de suivre à la lettre le contrôle trimestriel. Cela reste pour moi une source de stress chronique qui pourrait mettre à mal mon immunité…»

Médecins et chercheurs sous-estiment l’impact délétère, l’effet « nocébo », de l’annonce de mauvais résultats, capable de provoquer une chute immunitaire (dépression, stress…) chez certains séropositifs anxieux ou vulnérables psychiquement au discours médical.

Le taux de CD4 : autre marqueur contesté

La théorie dit qu’avoir un taux de cellule CD4 inférieur à 350 est un signe d’activité virale car ce serait ce type de cellule immunitaire que le VIH attaque et détruit. Un taux de 350 justifie une mise sous traitement. A moins de 200 CD4, on considère que l’infection en est à un stade avancé et aux Etats-Unis, c’est devenu suffisant pour dire qu’un sida est déclaré, malgré l’absence d’infections opportunistes. Mais pour les scientifiques dissidents, aucune donnée scientifique ne prouve que le VIH détruise préférentiellement les cellules T4 ou ait un quelconque effet toxique pour ces cellules immunitaires.

La méthode de comptage elle-même pose de nombreux problèmes de fiabilité. La technique de cytométrie de flux (pour déterminer les taux de chaque type de cellules immunitaires) nécessite non seulement un niveau sophistiqué de compétences techniques, qui sont probablement difficiles à reproduire d’un laboratoire à un autre. « Une étude a révélé des erreurs de 18 % et 35 % du nombre absolu de lymphocytes T CD4+, tandis qu’une autre étude a montré que la variabilité inter-laboratoire était si importante qu’elle conduisait à des contradictions concernant les recommandations de traitement », explique la Dr Nancy Banks.xi

En Afrique, Brian Williams de l’OMS et ses collègues ont étudié les populations séropositives et séronégatives dans huit pays d’Afrique. Ils ont découvert que 3 à 5% des séronégatifs présentaient un taux de CD4 en dessous de 350, correspondant au diagnostic du sida chez des populations séropositives. En d’autres termes, avoir un taux de CD4 bas n’est pas forcément un signe de séropositivité. L’étude souligne qu’on manque de données scientifiques quant aux variations de CD4 dans les populations séronégatives.xii

La science officielle pense que le taux de cellules CD4 chez les personnes séronégatives peut aller de 450 à 1 600, variant considérablement entre les individus, et dans la vie-même d’un individu. « Il vaut mieux surveiller la tendance du taux de cellules CD4 au fil du temps, plutôt que d’attacher trop d’importance aux résultats d’un seul examen. Si c’est possible, il vaut également mieux faire mesurer son taux de cellules CD4 dans le même hôpital et environ à la même heure. Si vous souffrez d’une infection, telle que grippe ou herpès, il vaut mieux retarder l’examen jusqu’à ce que vous vous sentiez mieux », concèdent les dépliants officiels.xiii

Lorsqu’on parcourt les forums sur internet et les groupes Facebook, un certain nombre de personnes séropositives disent se sentir bien malgré leur faible taux de CD4. Dans le cas de Bertrand, déjà évoqué plus haut (sans traitement depuis 7 ans) : « Au fil des examens, j’ai pu constater une variation importante de mes taux, sans lien apparent avec mon état de santé. Je suis déjà descendu à 220 CD4, et puis c’est remonté naturellement. En moyenne, ça fait le yoyo autour des 350, sans jamais avoir dépassé les 500 ».

Cet exemple invalide d’entrée l’argument des autorités sanitaires qui assurent que SEUL un traitement peut faire remonter les taux de CD4 ou bien éviter un emballement de la charge virale. Les autorités préconisent aujourd’hui un traitement dès la connaissance de la séropositivité, en l’absence total de signes cliniques de maladies, indépendamment même du résultat des analyses biologiques. Ainsi, en France, depuis 2013, « il est recommandé de démarrer un traitement antirétroviral quel que soit le stade de l’infection au moment du diagnostic, pour éviter les morbidités liées à l’infection par le VIH et réduire le risque de transmission».xiv

 Pressions médicales et judicaires sur les parents

« Lorsqu’on m’a annoncé ma séropositivité en 2004, à l’occasion d’un test de routine, je me suis vu mourir. A l’époque, j’ignorais tout de la controverse, raconte Sabine. En me documentant sur internet à propos des effets de trithérapies, en assistant à des conférences, j’ai découvert l’existence de la dissidence. Petit à petit l’inexistence du virus est devenue une conviction. J’allais faire les tests habituels CD4 et charge virale, tout paraissait correct. Je suis tombée sur une femme médecin très agressive qui voulait absolument me coller sous médicaments. Je n’en ai jamais rien fait et ma santé s’est toujours maintenue. »

L’histoire de Sabine aurait pu s’arrêter là, surtout en Suisse, pays des médecines complémentaires. Sauf que quelques années plus tard Sabine donne naissance à un deuxième enfant, conçu en accord avec son nouveau compagnon, informé de la séropositivité de sa compagne. Comme cela peut arriver à un bébé de 3 mois, l’enfant fait un séjour à l’hôpital à la suite de symptômes qui inquiètent sa mère. A cette occasion, les médecins retrouvent le dossier médical de Sabine et découvre sa séropositivité. L’enfant est alors immédiatement placé sous trithérapie sur la base des taux de CD4 et de la charge virale, sans test Elisa ni Western Blot, jugés non fiables sur les nourrissons. Ce sera le début d’un séjour de deux mois à l’hôpital en soins intensifs où l’enfant subira une batterie d’examens et d’interventions en tout genre :

« A la suite d’un scanner, une petite tâche apparaît sur un poumon. Mon bébé subit un lavage bronchial sous anesthésie générale, à la suite de quoi on lui pose une voie centrale sur la poitrine pour administrer tous les médicaments. Deuxième anesthésie générale. Il se retrouve avec de l’eau dans les poumons ce qui nécessite son intubation. Finalement au bout de deux mois, on nous laisse sortir avec obligation de donner à mon enfant la trithérapie. Très vite nous avons diminué puis cessé le traitement. Le petit allait bien, ses examens CD4 et charge virale passaient pour le corps médical. Jusqu’au jour où ils ont dosé les médicaments dans le sang ! Et là, pas de trace du traitement. Finalement je suis dénoncée par l’hôpital au tribunal de la protection de l’enfant. Quelques mois plus tard, je suis condamnée et restreinte de mes droits parentaux pour la santé. Un médecin curateur nous contrôle désormais ».

Dans le courrier de dénonciation au juge, l’hôpital écrit : « L’enfant est sans traitement efficace depuis plusieurs mois déjà. Pour l’instant, il a bien évolué cliniquement. Malheureusement, ses examens de sang sont très inquiétants montrant que le virus est très actif et que l’enfant présente un risque très important de complications (développement du sida, voire décès) qui peuvent survenir prochainement. »

Pendant 6 mois, les infirmières viendront matin et soir vérifier que l’enfant reçoit bien son traitement. Depuis mi-2014, l’enfant est donc sous trithérapie. Sabine quant à elle travaille sur le « lâcher prise »… Elle s’est tournée vers la médecine quantique pour atténuer les effets secondaires du traitement de l’enfant. « Pour l’instant cela semble marcher. J’y crois car je suis accompagnée par des praticiens alternatifs de haut niveau. Mais ce traitement chimique durera jusqu’à la majorité de mon fils tant que les taux de CD4 et de charge virale ne seront pas dans les clous. La juge a fait savoir qu’elle voulait une virémie indétectable. C’est une femme inflexible alors que le médecin curateur témoigne de beaucoup plus de compréhension. L’ironie, c’est que j’attends maintenant des résultats d’analyse auxquels je ne crois même pas… ».

Dans le dossier médical, la suffisance du corps médical se lit entre les lignes : « Madame fonctionne sous un mode de rationalisation afin de justifier leur façon de faire (elle s’est énormément documentée depuis qu’elle a appris sa maladie sur les types de traitement, et les apports de la médecine naturelle. À une rare reprise, elle va être émue et pleurer lorsqu’elle évoque un commentaire d’une soignante lui demandant « si elle ne se sent pas coupable lorsqu’elle voit son enfant ainsi ». (…) Le père est davantage dans le registre de la colère contre les intrusions et les sentiments de jugement ».

Dans un autre compte-rendu, Sabine et son compagnon sont décrits comme des « parents qui ont des interactions avec leur bébé extrêmement bien ajustées et empathiques, alors qu’ils n’expriment aucun sentiment de responsabilité, ni émotions de tristesse, d’angoisse ou de colère par rapport à la situation. Madame est dans la rationalisation avec un modèle de pensée très solide et construit. Situation très paradoxale, en lien avec le fonctionnement parental (déni des conséquences de la maladie et des risques de transmission) ».

Or l’attitude des parents ne pas vraiment paradoxale, elle est aussi réfléchie que la littérature scientifique remettant en cause ces traitements. L’affaire de Sabine révèle la toute-puissance du dogme médical qui peut compter sur une justice expéditive lorsque ses « ordonnances » ne sont pas respectées. La Suisse ne rigole pas lorsqu’il s’agit de la protection de l’enfance. Mais il n’y a pas que le sida qui puisse aboutir à priver les parents de leur liberté de choix sanitaire : vaccins, traitement du cancer, et peut-être bientôt autisme ou hyperactivité, les familles n’ont qu’à bien se tenir !

Des traitements abusifs ?

La pression sur les parents n’est pas moins grave que la pression exercée sur les patients adultes, aboutissant à des traitements potentiellement injustifiés. Voici l’histoire d’Etienne, embarqué dans un lourd protocole médical dès 1993 (sous AZT d’abord un an, puis sous bi-thérapie, puis sous trithérapie) sans discontinuer jusqu’en 2013. Au total, 20 ans de trithérapie dont il s’est sauvé grâce à… internet !

« Pendant toutes ces années, j’ai été un bon petit soldat. Je ne sais pas comment j’ai pu supporter tous ces médicaments, d’autant plus que mon angoisse de la mort m’encourageait à toujours consommer de la drogue. Je faisais pitié à voir. J’avais la flore intestinale bousillée, je passais ma vie aux toilettes, j’avais la peau sur les os et des éruptions cutanées. Avec ma tête de mort-vivant je ne pouvais pas cacher que j’étais séropositif. Jusqu’au jour où je suis tombé sur un post Facebook. Je suis remonté jusqu’à l’association de Rethinking Aids. J’ai lu beaucoup de livres notamment celui de Peter Duesberg. Il n’y avait rien de plus merveilleux à lire ! La supercherie m’est apparue tellement évidente que je n’ai pas douté cinq minutes. Lorsque j’ai revu mon médecin et que je lui ai dit que j’arrêtais le traitement, il était bouche bée. Maintenant je ne souhaite plus qu’il dose mes CD4 et la charge virale, je lui ai dit : regardez plutôt mon taux de vitamine D ! ».

Un autre regard sur les « HIV Controllers »

Étienne est donc un survivant. Il a survécu à la fois au VIH et aux… trithérapies. Une « preuve » de l’utilité des trithérapies dira sans doute son médecin ! Mais s’agit-il vraiment d’une preuve alors que les trithérapies n’ont jamais été testées contre placebo (voir plus bas). Étienne n’est-il pas plutôt un « HIV controller », c’est-à-dire un patient qui contrôle naturellement la progression du VIH ? Officiellement, la réponse est non ! Car Étienne n’entre pas dans le cadre d’une définition très précise de cette population, évaluée par ailleurs à seulement 0.5% ou maximum 1% des séropositifs.

En effet, pour être considéré comme HIV controller,xv il faut : primo, ne jamais avoir reçu de traitement (cas peu courant), deuxio avoir une charge virale inférieure au départ à 2 000 copies, et finalement être descendu à 400 copies. Des critères très sélectifs ! C’est pourquoi Bertrand non plus ne peut être considéré comme un contrôleur du VIH et ce malgré une absence totale de traitement depuis 7 ans : ses résultats biologiques oscillent à 40 000 copies. Ne parlons même pas de Sabine, 10 ans sans traitement, puisqu’elle n’a jamais souhaité contrôler ses taux. Quand à William, cela fait seulement un an qu’il ne prend plus de médicaments et ses taux n’étaient pas bons. En réalité, il n’existe pas de statistiques fiables sur le nombre de séropositifs en bonne santé sans trithérapie.

On est en droit de demander si le « contrôle naturel du VIH » n’est pas à la portée d’une majorité de séropositifs car, de notre côté, il ne nous a pas fallu plus d’une journée de recherche sur les réseaux sociaux pour illustrer cet article avec quatre cas de séropositifs asymptomatiques sans traitement. Mais pour le corps médical, ce phénomène ne peut tout simplement pas exister à large échelle. Comme nous le précise l’un des spécialistes des contrôleurs du VIH au sein de l’Agence française du sida (ANRS), « ceux qui auraient échappés au sida, après un arrêt du traitement, représentent moins d’une vingtaine de malades tout au plusxvi ». Circulez, il n’y a rien à voir !

Ce spécialiste fait référence à l’étude ANRS VISCONTIxvii qui a identifié 14 patients avec une durée de rémission pouvant aller dans certains cas jusqu’à 13 années après l’interruption des traitements antirétroviraux. L’étude a permis de démontrer qu’une rémission durable de l’infection par le VIH peut être possible pour 5 à 15% des patients ayant initié un traitement antirétroviral dans les 3 mois qui suivent le début de l’infection (primo-infection). Chez ces patients, il n’y a pas de reprise active de la réplication après l’arrêt des traitements (charge virale). Cet état de « rémission » permet à ces patients d’interrompre durablement toute intervention thérapeutique. Mais cette étude ne s’intéresse qu’à des patients immédiatement mis sous traitement, ce qui fait dire à son coordinateur : « Le traitement précoce a probablement limité l’extension des réservoirs viraux, et préservé les réponses immunitaires. Cette combinaison a certainement pu favoriser le contrôle de l’infection après l’arrêt du traitement ». Conclusion : il faut, le plus tôt possible, mettre tout les séropositifs sous traitement !

On comprend mieux, sur la base de ces études, pourquoi l’enfant de Sabine a été placé de force sous trithérapie en l’absence de tout symptôme (voir plus haut le courrier de l’hôpital dénonçant Sabine), ne laissant aucune chance à l’enfant de gérer l’hypothétique VIH. Il y a donc de très fortes chances pour qu’un très grand nombre de patients, surtout dans les populations qui ne sont pas à risque, soient abusivement placés sous traitement alors qu’ils n’auraient probablement jamais développé de maladies caractéristiques du sida.

Notre hypothèse est confirmée par David Crowe, président de Rethinking Aids, qui évoque un « raisonnement circulaire » basé sur de faux postulats « Officiellement, on estime qu’il y a dans le monde des millions de gens qui ignorent leur séropositivité, mais il est très probable qu’ils n’aient jamais eu besoin des services de la médecine car ils sont toujours restés en bonne santé. De plus, le temps d’incubation de la maladie étant estimé à environ 10 ans, il est peu probable que tout séropositif qui a confiance en son médecin reste sans traitement pendant toutes ces années ! C’est pourquoi nous n’avons aucun moyen de savoir s’ils sont sujets ou non à une quelconque progression de la maladie sur le long terme en dehors de tout traitement xviii».

Pas d’essais contre placebo pour les trithérapies

Contrairement aux exigences de la science, ces thérapies jouissent de la même dispense que les vaccins.xix Tout le monde est tellement sûr de leurs bienfaits que cette croyance n’a plus besoin de se conformer aux règles élémentaires des essais cliniques pour obtenir la mise sur le marché.

Comme l’assure David Crowe : « Seules les études sur l’AZT, le tout premier traitement contre le VIH, ont été faites contre placebo. Ces études sont notoirement suspectes comme l’a si bien expliqué John Lauritsen, dans son livre AZT : Poison sur ordonnancexx Les études suivantes consacrée aux bi- et trithérapies ont deux défauts fondamentaux : premièrement, elles sont faites en comparaison de l’AZT, très toxique, et montrent seulement qu’elles sont moins toxiques. Certaines études incluent aussi de l’AZT, mais c’est toujours à des doses inférieures (200 or 300mg/jour au lieu de 1 500 mg dans les premiers essais sur l’AZT). Leurs résultats sont donc sans surprise très favorables aux trithérapies… Deuxièmement, elles ne mesurent jamais l’amélioration de la santé via l’observation clinique, mais l’amélioration des taux de CD4 ou de la charge virale ».

Les trithérapies sont-elles vraiment meilleures ? Rien n’est prouvé ! Nous citerons seulement une étude de 2005 qui s’est intéressée aux patients sous trithérapie arrivant à l’hôpital. « Au fur et à mesure de la progression de l’ère des HAART (Highly active antiretroviral therapy), des trous dans l’armure des trithérapies sont apparus. Bien que les patients avaient moins d’affections opportunistes, il y avait toujours un taux relativement haut de pathologies malignes associées au HIV. (…) Les morts attribuées à des maladies hépatiques étaient plus fréquentes que les affections opportunistes. Les hospitalisations pour une acidose lactique, un syndrome de reconstitution immunitaire (typique d’un traitement sous trithérapie, ndla), et des complications à un stade avancé directement liées au traitement, sont devenus beaucoup plus visibles. Certains auteurs ont également noté une augmentation de la mortalité et des admissions à l’hôpital au fur et à mesure que l’ère des trithérapies progressait»xxi Les trithérapies n’auraient-elles fait que déplacer le problème ?

Des traitements alternatifs passés sous silence

« Bien que les thérapies anti-rétrovirales soient efficaces en cas de graves infections fongiques ou bactériennes, explique la déclaration de Pont-du Gard (France 2012, congrès de dissidentsxxii), leur utilisation à long terme cause de nombreux problèmes  : déséquilibre de la flore intestinale, lésions de la muqueuse digestive, éruptions cutanées, changements hormonaux, hypercholestérolémie, déséquilibre au niveau des lipides, lipodystrophie périphérique, résistance à lʼinsuline, anémie, fractures dues à lʼostéoporose, insuffisance hépatique et rénale, maladies cardiovasculaires ou neurologiques. Les traitements alternatifs proposés pour les effets secondaires délétères des thérapies anti-rétrovirales sont les suivants : Glutathion, Glutamine, NAC, Acide Alpha Lipoïque, Antioxydants et Vitamines E,C, B3, B5, Sélénium, ProBiotics, Pré-Biotics, and Colostrum pour la reconstitution de la flore et de la muqueuse intestinales, oralement ou en perfusions  ».

Ces traitements naturels peuvent aussi convenir aux séropositifs qui souhaitent se soigner naturellement. Partout dans le monde, il existe des médecins alternatifs spécialisés dans ce domaine, actifs notamment au sein des organisations Alive and Well, Heal, ou encore répertoriés sur une liste mise en ligne sur le site de Rethinking Aids. Preuve que toutes les options de traitements possibles ne sont pas divulguées aux malades, ni par le corps médical, ni a fortiori par les médias. Au contraire, les patients en sont malheureusement détournés, par la pression morale ou, au besoin, par la force judiciaire (voir le cas de Sabine).

« Ces traitements alternatifs devraient être remboursés par les assurances maladies ou prises en charge par les systèmes nationaux de santé », est-il encore écrit dans la Déclaration de Pont-du Gard. Belle idée, mais inutile de rêver dans le contexte actuel où les enjeux financiers sont trop colossaux pour que Big Pharma lâche ce business, d’autant plus qu’il s’agit-là de traitements à vie.

Des coûts de traitement à faire pâlir un chômeur  !

Actuellement, une trithérapie coûtent entre 1 000 et 1 500€ mensuels, soit l’équivalent d’un revenu minimum en France xxiii! Si on le donnait directement aux malades, ils pourraient certainement s’offrir des consultations et des traitements auprès de spécialistes mondiaux des médecines complémentaires… En attendant, « le marché mondial des traitements antisida a atteint environ 13 milliards de dollars en 2009. Il progresse de 13% par an, et devrait dépasser 17 milliards de dollars d’ici à 2018, rien qu’en Europe et aux Etats-Unis », écrit le Figaro.xxiv

En 2015, 16 millions de séropositifsxxv sont maintenant sous traitement, contre 9,7 millionsxxvi fin 2012 ! L’industrie peut aussi aussi compter sur le marché indirect, difficilement chiffrable, des ventes de médicaments (antibiotiques…) traitant les infections opportunistes liées à la maladie ou aux effets secondaires des trithérapies.

Les nouvelles recommandations de l’OMS (juin 2013) prévoient aussi de « fournir un traitement antirétroviral, indépendamment de la numération des CD4, à tous les enfants vivant avec le VIH de moins de 5 ans, à toutes les femmes enceintes ou allaitantes porteuses du VIH et à tous les partenaires séropositifs pour le VIH lorsque l’un des partenaires n’est pas infecté ». Objectif affiché : « garantir que les 26 millions de personnes susceptibles de bénéficier du traitement y aient effectivement accès, pas une personne de moins ». Cette médicalisation basée sur la peur et les bons sentiments permet d’élargir toujours plus et au plus grand nombre les indications des traitements… Une technique de vente courante chez les laboratoires, mais pas forcément au profit de la santé des patients.

L’éternel problème des conflits d’intérêt

« Le problème de la corruption en médecine est répandu partout dans le monde. Les laboratoires pharmaceutiques ciblent délibérément des médecins leaders d’opinion et organisent leur rémunération. Conventions d’orateurs, missions de conseils, défraiements variés, la corruption est subtile et généralement les cibles ne croient pas qu’elles en sont l’objet. L’autre problème vient des médias qui n’exigent pas de déclarations de conflit d’intérêts, ou qui ne les rendent pas publics comme ils le devraien», déplore David Crowe.

« Les agences gouvernementales devraient être indépendantes. Or aux États-Unis, depuis Ronald Reagan, la FDA (Food and Drug administration) demande à l’industrie pharmaceutique des honoraires pour approuver un médicament. Ceci a pour effet pervers l’approbation rapide des nouvelles demandes, qui aident à financer la FDA. Au lieu d’être une agence indépendante, la FDA est devenue un simple organisme d’enregistrement. Le fait qu’un bon nombre de médicaments soient retirés du marché après l’approbation indique que le processus d’autorisation est défaillant. Mais cela arrive rarement avec les médicaments contre le sida, simplement parce que chez les gens diagnostiqués, la plupart des effets secondaires des médicaments sont imputés au VIH xxvii». Logique circulaire…

L’agence française du sida, alias ANRS, est une belle illustration du problème des conflits d’intérêts  : « Tous les membres de ses commissions sont sous multiples contrats avec les firmes qui produisent des médicaments qu’ils ont à évaluer », rappelle le Pr Philippe Even, dans son dernier ouvrage Corruptions et crédulité en médecine.xxviii A titre d’exemple, pour réaliser ce dossier, nous avons recherché les déclarations des conflits d’intérêt des scientifiques qui ont rédigé le dernier rapport de l’ANRS « Prophylaxie pré-exposition » (PrEP) (rendu public en septembre 2015),xxix qui par ailleurs tombait à pic pour l’extension d’utilisation du Truvadaxxx (laboratoire Gilead) annoncée par la ministre française de la santé en novembre 2015. Tous ces experts sauf un (sur 23 au total), ont des liens réguliers, parfois très étroits avec l’industrie des anti-retroviraux, dont plusieurs avec le laboratoire Gilead. Mais ces liens sont subtilement minimisés, car déclarés uniquement pour « la période des travaux sur la PrEP réalisés depuis la saisine par l’ANRS et le CNS (avril – juillet 2015)xxxi».

Il faudrait un dossier entier pour enquêter sur la faiblesse des recommandations de l’ANRS qui, en aucun cas, ne peut être qualifiée d’agence indépendante tant ses experts travaillent avec l’industrie ! Par ailleurs, il faut noter que ce récent rapport de l’ANRS, favorable à la prescription d’anti-retroviraux pour les personnes séronégatives à risque, s’appuie entre autres sur une étude conduite par l’ANRS elle-même, IPERGAY, qui conclue que le Truvada de Gilead est efficace, essai qui a soulevé la polémique à propos de questions éthiques et de conflits d’intérêt.xxxii Cette étude a coûté quelques 1,3 millions d’euros publics. Autant d’économies pour le laboratoire…

« On dit souvent que l’ANRS est une figure à part dans le monde de la recherche, tant dans son mode d’organisation que son mode de financement», s’enorgueillit le président de l’agence, dans le rapport d’activité 2014xxxiii. C’est effectivement l’agence de santé française à laquelle on donne le plus de chèques en blanc pour ses recherches et rapports, et où la vigilance sur les conflits d’intérêt y est la moins exercée…


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NOTES

i UNAIDS, « The Gap Report« , 2014, pp. 5, 16, 9.

ii James Chin, The AIDS Pandemic: The Collision of Epidemiology with Political Correctness, Radcliffe Publishing, Oxford, UK, 2006.

iii « Toutes les études réalisées sur des partenaires sexuels montrent un risque très faible de transmission lors d’un rapport, de l’ordre de 1 % ou moins », rappelle par ailleurs James Chin. ITW par Pryska Ducoeurjoly, HIV : Deux Prix Nobel pour l’erreur médicale du siècle ?, NEXUS (French edition), no. 61, March-April 2009, p. 70-72.

v CDC, Weekly Report, 26 June 2015

vi Giraldo, Roberto A., Tests for HIV are highly inaccurate, June 2000, section 1.6

vii Les noms cités ont été changé pour préserver les témoins…

x The Group for the Scientific Reappraisal of the HIV/AIDS Hypothesis.

xi The Alchemy of Flow Cytometry [En ligne]. Par le Dr Nancy Bank, Office of Medical and Scientific Justice. Disponible sur : http://www.omsj.org/corruption/the-alchemy-of-flow-cytometry (consulté le 11 décembre 2015)

xiii Aidsmap.com, 25 March 2014.

xiv Dossier «VIH Sida», sur le site www.inserm.fr

xv NOEL N., et Al., ANRS C021 CODEX STUDY GROUP. « Immunologic and Virologic Progression in HIV Controllers: The Role of Viral “Blips” and Immune Activation in the ANRS CO21 CODEX Study ». PLoS ONE [En ligne]. 2015. Vol. 10, n°7, p. e0131922.

xvi Interview téléphonique par Pryska Ducoeurjoly du 7 décembre 2015.

xvii « Sida : 14 patients adultes contrôlent leur infection plus de 7 ans après l’arrêt de leur traitement ». In : Institut Pasteur [En ligne] (consulté le 16 décembre 2015)

xviii Interview et échanges par courriels menés par Pryska Ducoeurjoly en décembre 2015.

xix Dans les études sur les vaccins, le placebo est généralement le cocktail des adjuvants (aluminium). Voir Neo Santé septembre 2014.

xx Lauritsen, John, Poison by Prescription: The AZT Story, Pagan Press, New York, 1990. Lire l’article en anglais «AZT on trial», du même auteur : http://www.virusmyth.com/aids/hiv/jltrial.htm. Une compilation de plusieurs textes sur les trithérapies est disponible en français sur http://www.sidasante.com/azt/aztindex.htm.

xxi PULVIRENTI J. J. « Inpatient care of the HIV infected patient in the highly active antiretroviral therapy (HAART) era ». Curr. HIV Res. avril 2005. Vol. 3, n°2, p.  133‑ 145. Voir aussi http://aras.ab.ca/haart-ineffective.php (les commentaires entre parenthèses sont ceux de David Crowe).

xxii Article de Pryska Ducoeurjoly, Ils contestent le lien entre le Sida et un virus, 26 juin 2012.

xxiv Sida : les laboratoires misent sur des traitements simples. Le Figaro [En ligne] (consulté le 14 décembre 2015)

xxv UNAIDS, « AIDS by the numbers, 2015« , p. 3.

xxvii Interview et échanges par courriels menés par Pryska Ducoeurjoly en décembre 2015.

xxviii EVEN P. Corruptions et crédulité en médecine : Stop aux statines et autres dangers. Paris : Le Cherche Midi, 2015. 588 p. Sur l’ANRS, voir pages 480, 482-486.

xxx « Le Truvada est une combinaison d’antirétroviraux du laboratoire américain Gilead qui a été mise sur le marché en 2005 en tant que traitement pour les malades du sida. Il s’est ensuite avéré que, pris quotidiennement ou même quelques heures avant et après une relation sexuelle, il permettait à des personnes saines de réduire très fortement le risque d’être contaminées par le VIH. Ce traitement est relativement onéreux (500 euros la boîte de 30 comprimés) »

xxxi CNS, voir plus haut, rapport 2015, p. 18

xxxii Gratiet-Taicher E. Ipergay, l’essai de prévention du sida qui fait polémique. Le Monde.fr [En ligne]. 26 mars 2012. (consulté le 15 décembre 2015).

xxxiv Mullis, Kary B., Phillip E. Johnson and Charles A. Thomas, Jr, « Dissenting on AIDS: The case against the HIV-causes-AIDS hypothesis« , The San Diego Union-Tribune, 15 May 1994,

xxxv Duesberg, Peter H., Inventing the AIDS Virus, Regnery Publishing, Washington, DC, 1996

xxxvii Également membre du conseil d’administration de Rethinking Aids. Voir ce texte (en anglais) où il contexte l’hypothèse officielle.

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Un commentaire sur “Sida : voyage au pays de la serodissidence”

  1. Andrė dit :

    Voici près de seulement 2 années que j’ai découvert le mouvement dissident sur le vih et votre documentaire ne fait que confirmer mes doutes sur la vėracitė de l’ existence nocive de ce virus. Je suis aussi heureuse qu’une journaliste française indépendante s’intéresse à ce sujet . Peut–être que la vérité ou du moins des débats sur le sujet auront lieu car l’omerta médiatique n’a que trop duré…cordialement.

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