Pas de surmortalité saisonnière cette année ? Le point sur les chiffres…

Le traitement médiatique anxiogène avec le décompte journalier des décès est-il vraiment justifié ?  Le confinement, mesure draconienne, s’appuie-t-il sur une mortalité exceptionnelle ?

Alors que nous sommes déjà fin avril, il est temps de faire le point sur les chiffres de la mortalité saisonnière toutes causes confondues. En France : il suffit de se connecter au site de l’Institut national de la statistique, l’Insee. Je me suis appuyée sur deux séries de chiffres :  la première concerne la mortalité pour le mois de mars 2020, la seconde les données de mortalité par mois  depuis 1946.

Les derniers chiffres de la mortalité globale en mars

Les effets sur la mortalité de l’épidémie de coronavirus ne se font sentir qu’à partir de la troisième semaine de mars, avec une surmortalité décalée, comparée aux deux années précédentes.

L’hiver 2020 comparé aux trois précédents

Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000436394#Graphique

Mortalité globale 2019/2020 2018/2019 2017/2018 2016/2017
Mars 61 404 52 400 59 233 49 159
Février 49 700 54 800 51 137 51 563
Janvier 55 800 59 200 58 611 66 990
Décembre 53 800 51 902 55 876 56 223
Novembre 50 800 48 718 48 981 48 742
Total saison 271 504 267 020 273 838 272 677

La réalité des chiffres contraste le discours sur le nombre affolant de morts par le coronavirus. Le directeur général de Santé publique France, Jérôme Salomon a réaffirmé lundi 20 avril que le Covid-19 a tué « de loin davantage que toutes les épidémies de grippe, même les plus meurtrières, et davantage que la canicule de l’été 2003 » qui avait fait 19 000 morts…

20 000 morts officiellement, c’est beaucoup, mais les chiffres montrent que la France est habituée à des mortalités importantes, environ 55 000 décès par mois en hiver. Pour mémoire, il y a chaque année 600 000 décès en France. Le nombre de décès journaliers est en général compris entre 1 500 en été et 1 800 en hiver. Ce que nous montrent les chiffres cet hiver, c’est qu’il n’y a pas de surmortalité globale, du moins pas jusqu’à fin mars (271 504 décès en 2019/2020 contre 273 838 en 2017/2018). N’en déplaise à Monsieur Salomon…

Pourquoi ce chiffre de la mortalité globale est un bon référent ?

Le « taux de mortalité » d’un virus, exprimé en un pourcentage de personnes infectées, permet d’apprécier la mortalité à venir d’une épidémie. Ce chiffre pour le covid-19 a été établi à 3,4 % (par l’OMS), justifiant les prévisions catastrophiques des experts internationaux et les mesures draconiennes que l’on connaît dans de nombreux pays. Mais… Certains avis évoquent plutôt le chiffre de 0,1%[1].  Ce débat d’experts est difficile à trancher pour le grand public ! Au final, seule la mortalité globale nous permet de savoir si nous avons vraiment vécu cet hiver un épisode de surmortalité significatif. Apparemment c’est loin d’être le cas pour l’instant.

Sur le plan international, l’épidémie a fait en quatre mois 230 000 morts au niveau mondial, soit l’équivalent de deux journées de décès en temps normal (il meurt habituellement environ 150 000 personnes par jour dans le monde).

On ne connaît pas le nombre de contaminés

Etant donné que tous les décès n’ont pas été testés pour savoir s’ils étaient bien porteurs du virus, il est hautement probable que le chiffre de 20 000 morts en France inclue des gens qui sont morts d’autres pathologies pré-existantes. Ces derniers ont été « classés Covid-19 » de manière imprécise, soit sur la base d’un test, soit sur la base d’une suspicion de coronavirus à partir d’un diagnostic clinique (voir cette note administrative et le dossier pédagogique de Santé Publique France). Les personnes présentant des symptômes du Covid-19 ne sont pas systématiquement soumises au dépistage. Concernant le nombre de « cas confirmés », environ 120 000, qui inclut aussi des personnes asymptomatiques, les résultats ne sont pas si fiables : l’efficacité à 100 % du test n’est pas établie, aussi bien pour les faux négatifs (voir la Revue médicale Suisse) que les faux positifs (voir tout à la fin de cet article de Sciences et Vie, le constat d’un éminent virologue allemand). Conclusion, on ne peut pas se fier au taux de mortalité du virus affiché officiellement !

C’est là que la mortalité globale peut nous aider. Il faudra attendre le mois de mai pour inclure les décès du mois d’avril 2020 et ainsi pouvoir vraiment comparer cette épidémie avec les épidémies de grippe saisonnière habituelles. Il est en effet possible que le pic soit décalé aux mois de mars ou avril et non pas, comme en 2017 au mois de janvier. Ceci étant dit, il faudra un certain nombre de décès supplémentaires pour inverser les données de la mortalité globale cet hiver, car jusqu’à fin février, elles montraient que cette épidémie était moins sévère que les autres !

Cela questionne la profusion d’images de centres hospitaliers surchargés qui, quoique bien réelles, ne traduisent pas la réalité vécue dans d’autres établissements (non dédiés à la prise en charge de des malades suspectés). Cela questionne aussi la décision du confinement et la prise de position des experts sur la base de projections mathématiques. Alors qu’en janvier et en février 2020, la mortalité était inférieure aux trois années précédentes, fallait-il décréter l’urgence sanitaire ? Quid des conséquences sanitaires ou socio-économique du confinement ? Les décès liés au confinement sont-ils répertoriés ? Il faudrait une commission d’enquête pour faire la lumière sur ces questions, notamment pour savoir si le confinement a permis d’éviter des morts ou a, au contraire, aggravé la situation.

Une chose est sûre, le confinement ne s’est pas appuyé sur une mortalité exceptionnelle. Il a été motivé par des projections de mortalité à partir d’un taux de létalité de 3%, autre sujet de controverse…

Et la grippe saisonnière dans tout ça ?

L’agence Santé publique France enregistrait pour l’hiver 2018-2019 « environ 8 100 décès attribués à la grippe ». Apparemment, en 2019/2020, les décès ont fondu comme la neige. Selon un bulletin du 4 mars 2020, 72 personnes sont mortes de la grippe entre novembre et le début du mois de mars. Mais ce chiffre, repris dans les médias, n’est en fait que celui des services de réanimation. Combien de personnes sont mortes de la grippe au total ? Aucune information à ce sujet ! En matière de communication des données, il s’agit d’un changement surprenant par rapport aux bulletins habituels. Les années précédentes Santé publique France communiquait sur un total de décès, pourquoi ne le fait-elle pas aujourd’hui ? La réponse dans ce billet !

Cet article est paru dans le réseau Pure Santé, du groupe Santé Nature Innovation. Pour suivre mes prochains articles, vous pouvez rejoindre le réseau.


[1] https://www.latimes.com/california/story/2020-04-20/coronavirus-serology-testing-la-county

Voir aussi : « Le taux de mortalité COVID-19 peut être «considérablement inférieur à 1%», sur Medscape.com

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5 commentaires sur “Pas de surmortalité saisonnière cette année ? Le point sur les chiffres…”

  1. JUST dit :

    depuis le début j’avais tout de suite compris que l’intention était d’abord de faire taire toutes les revendications populaires sous le prétexte d’une risque sanitaire extrêmement grave…J’ai juste passé trois années à étudier à l’USTL de Montpellier pour maitrise de psycho-clinique avant d’aller suivre un troisième cycle à Nanterre…juste assez pour aiguiser un peu plus ma curiosité sur l’immunité humaine et les pratiques médicales invasives provoquant de vrais effets secondaires parfois très graves et létales.(Maladies nosocomiales..) J’ai donc beaucoup fouillé. J’y avais un grand intérêt, ayant eu 7 fils qui ont subi le harcèlement de l’éducation nationale pour les vaccinations alors qu’officiellement ils n’en ont aucun droit…Le code de déontologie médicale est très clair sur le droit individuel à refuser tout acte médical…Nous avons été maltraités, méprisés, bafoués dans nos droits fondamentaux, tout simplement parce que ces pseudos-scientifiques associés à des politiciens corrompus et autres conseillers psychologiques ont joué sur « la peur de la mort » des individus..un « bon placement » pour tous ces gens considérant que le peuple se constitue majoritairement d’ignorants et de pétochards.

  2. Pas de surmortalité saisonnière en 2020

    Le CoqueVide/19 est un FAKE: http://xochipelli.fr/2020/03/psychose-macronavirose-vaccinose-et-pot-aux-roses-02/

    il semble que l’on puisse aisément expliquer le petit pic de fin mars/avril

    par la circulaire ministérielle invitant les hôpitaux à laisser mourir les vieux en les sédatisant

    https://fr.sputniknews.com/france/202004301043695766-covid-hopitaux-tri-patients-ages/

  3. Christobal dit :

    Merci. Enfin un peu de bon sens dans cette folie collective.

  4. larose helene dit :

    Le petit pic peut également s’expliquer par la différence de calcul du nombre du décès opérée dès fin mars: avant le 31 mars, les établissements de santé ne pouvaient déclarer un cas comme lié au coronavirus QUE s’il avait été prouvé par un test biologique.

    Depuis le 31 mars, ils peuvent le faire avec pour SEULE preuve «un scanner thoracique évoquant un diagnostic Covid-19», avec le risque d’intégrer d’autres infections/maladies respiratoires dans ces chiffres.

    C’est un excellent « moyen » de gonfler les chiffres pour faire croire à une pandémie.

    https://www.liberation.fr/amphtml/france/2020/04/10/covid-19-que-disent-les-nouveaux-chiffres-de-deces-de-l-insee_1784845?fbclid=IwAR3Ek4SnV-CKnMZK2B0GvVFXK6UlR43kDEWRR1CCWmOJ1Y_WLw10ZPaC3Ks#aoh=15883197190741&referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com&amp_tf=Source%C2%A0%3A%20%251%24s

  5. Brunati dit :

    J’ai fait hier le même calcul que vous en reprenant les données Insee et en ajoutant le mois d’avril pour 2020, 2018 et 2017.Il y bien une surmortalité que j’ai chiffrée à 16284 morts supplémentaires par rapport à l’année 2018 ( 66700 -50416 ) . Sur le reste je suis d’accord avec vous. J’ai bien écouté Denis Rancourt et je partage son hypothèse pour expliquer le  » pic très fin  » constaté en mars-avril 2020 en quelques semaines, par l’effet catastrophique de l’annonce de la pandémie avec confinement total et martèlement tous les soirs à la télé du nombre de morts, chose qui a certainement stressé beaucoup de gens et notamment les plus fragiles psychologiquement, les plus vieux, les déjà malades, etc. Bref tous ceux qu’il fallait protéger en priorité ! Mais il y a encore beaucoup de personnes qui pensent que ce virus est la cause de tous les maux qu’il est vraiment hors norme et très dangereux en soi, ce qui est encore loin d’être prouvé malgré les efforts incessants des médias dominants et des gouvernants qui surfent sur la peur des faibles…d’esprit, pour rentrer cette idée dans la tête des gens.

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