Qu’est-ce que la SYMPTOTHERMIE?

Conseillère en symptothermie, je vous partage ici mon engagement pour cette méthode de contraception naturelle, aussi fiable que les hormones de synthèse mais sans effets secondaire ! Mon travail pendant 5 ans auprès de la fondation SymptoTherm m’a donné l’occasion de co-écrire deux précieux manuels (voir mes livres)

Atelier de symptothermie à QUITO, en EQUATEUR en JUIN 2017, dans le cadre du projet SEMEUSES DE SYMPTOTERMIE (voir la PAGE spéciale de ce projet)

La symptothermie, c’est à la fois une méthode de con(tra)ception douce et un moteur de développement féminin. Dans cette « fertilité consciente », on apprend à s’écouter, à s’observer et il en découle du positif pour son corps, son cœur, son esprit et pour ses relations affectives. Comparée aux autres méthodes dites naturelles, c’est la seule contraception qui se fonde sur au moins deux critères pour déterminer les phases fertiles et infertiles : glaire cervicale, position du col (auto-palpation), ressenti interne + température.

La symptothermie arrive dans notre vie au moment où nous en avons besoin. C’est parfois le fruit d’un long processus mais c’est tout sauf le fruit du hasard! Pour ma part, elle a été mise sur ma route en 2012. En tant que journaliste indépendante, spécialisée dans les questions santé et environnement, on m’a confié un dossier sur les alternatives à la pilule et autres contraceptifs hormonaux. J’étais « béton » sur pas mal de sujets alternatifs, mais là, ça a été une REVELATION intellectuelle et surtout une grande découverte de soi au quotidien.

Est-ce fiable ?

Oui ! A la différence des autres méthodes (retrait, Ogino ou méthode du calendrier, température seule), la symptothermie sort nettement du lot, en offrant une vraie sécurité contraceptive. Elle a été modélisée à partir des années 60 par J. Rötzer à partir de l’observation de centaines de milliers de cycles féminins puis elle a fait l’objet d’études scientifiques (malheureusement trop peu nombreuses…)

Il convient de distinguer efficacité théorique et efficacité pratique. Un bon apprentissage et la rigueur de l’auto-observation garantissent la fiabilité de cette méthode. La méthode symptothermique affiche un indice de Pearl (taux de grossesses non planifiées) comparable à celui des contraceptifs hormonaux. D’après les études menées sur 20 ans, la symptothermie affiche un indice de 0,4% (0,3% pour la pilule, lorsqu’on ne l’oublie pas…). Pour le Quotidien du médecin, les « méthodes naturelles peuvent être aussi efficaces que la pilule ». A condition, bien sûr, que la femme s’observe correctement !  A noter que l’efficacité pratique de la pilule est seulement de 92%, contre 99% en théorie (du fait des oublis fréquents). Bref, la symptothermie fait aussi bien que les hormones de synthèse, Sans les effets secondaires, mais elle nécessite un apprentissage de quelques mois qui rend la femme (et le couple) autonome pour toute la durée de sa fertilité.

L’étude phare qui a consacré la symptothermie : Frank-Herrmann P., Heil J., Gnoth C. et al. (2007The effectiveness of a fertility awareness based method to avoid pregnancy in relation to a couple’s sexual behavior during the fertile time: a prospective longitudinal study. Hum.Reprod., 22, 1310-1319.

 

Comment se passent les formations ?

Je vous forme et vous suis en symptothermie avec des consultations personnelles à la carte, chez moi à Sarlat (24, Dordogne), ou à distance (par skype). Pour un bon apprentissage, comptez 5 à 6 mois et autant de séances. A notre première séance, je vous explique les bases de la méthode en fonction de votre profil personnel, et je vous offre un précieux guide de démarrage, le sympto Basic (voir mes livres), qui est un véritable manuel d’apprentissage. Ensuite, nous effectuerons une vérification de vos cyclogrammes pour validation. Je vous conseille d’ores et déjà d’acheter un thermomètre à double décimale, que l’on trouve facilement sur Amazon.

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J’organise aussi des ateliers. N’hésitez pas à me contacter pour tout renseignement !

Pourquoi travailles-tu avec la méthode SymptoTherm ?

Tout simplement parce que je pense que c’est la meilleure école symptothermique (d’après mes recherches journalistiques). Non seulement elle œuvre en faveur d’une connaissance fondamentale pour les femmes (Connais-toi toi-même…), mais elle propose une synthèse remarquable de toutes les méthodes dites symptothermiques. Christine Bourgeois, la présidente, est une pointure dans son domaine, elle a apporté des améliorations notables (l’icône du  nuage jaune par exemple). C’est la créatrice de la symptothermie moderne, avec Harri Wettstein, le créateur de l’application sympto, bijou technologique, encore loin devant les autres (voir les études comparatives).

Pour moi, la méthode SymptoTherm, en plus d’être archi-sûre, est la plus facile à apprendre, avec des règles simples. Ces règles biologiques ( c’est le cas de le dire!) sont appliquées par l’algorythme du didactiel sympto qui s’avère même plus précis que l’interprétation manuelle. Avec SymptoTherm, la technologie est vraiment au service des femmes ! Un peu comme autrefois le lave-linge a épargné la corvée du lavoir, l’appli sympto nous évite le travail fastidieux du papier-crayon-gomme… ça libère du temps pour les galipettes;-) Mais je peux aussi enseigner la méthode manuelle, dite artisanale, c’est très formateur!

Mon engagement pendant 5 ans auprès de la fondation SymptoTherm m’a donné l’occasion de co-écrire deux précieux manuels (voir mes livres)

Quelle est ta motivation en tant que conseillère ?

Informer ! Comme j’ai toujours aimé. Transmettre une connaissance universelle et participer à la véritable émancipation de la femme dont notre monde a tant besoin. Une autre motivation m’anime profondément : aider les femmes à sortir de l’engrenage des hormones de synthèse pour leur permettre de préserver leur capital santé et de retrouver le chemin de l’épanouissement.

 

L’horizon qui vous attend lorsqu’on pratique la symptothermie : grand angle sur les 4 saisons du cycle féminin ! Ici une vue de ma Dordogne, où je réside depuis 15 ans.

Quels sont les profils des femmes qui viennent en ce moment à la symptothermie?

J’assiste à un rajeunissement chez les femmes qui se lancent dans la Symptothermie. Il y a une dizaine d’années, le public était composé de femmes autour de la trentaine, souvent en couple. Depuis les scandales autour de la pilule en 2012, la méthode commence à se frayer un chemin auprès du grand public, d’une part parce qu’il existe une nouvelle école de symptothermie laïque et non plus seulement des organisations catholiques (fondation SymptoTherm), très impliquée dans l’ère numérique, d’autre part parce que les écoles de symptothermie traditionnelles communiquent mieux et plus largement (grâce à internet). J’ai aussi moi-même beaucoup oeuvré au référencement sur google du mot symptothermie ! En 2013, quand j’ai commencé à travailler avec SymptoTherm, il n’y avait rien sur les premières pages de Google, il fallait se perdre dans les méandres du web pour dénicher la sympto. Il a donc fallu faire un gros effort de création de contenu. Je crois que l’essor de la symptothermie en terre francophone n’est pas étrangère à mon intense travail en tant que chargée de communication de la fondation, car cela a permis à un grand nombre de femmes de trouver plus facilement la méthode. Depuis, elles se passent le mot et l’info circule à grand pas !

Le rajeunissement du public tient aussi à d’autres phénomènes tout à fait significatifs : il ne faut pas oublier que les femmes prennent la pilule de plus en plus tôt et qu’à 25 ans elles ont parfois déjà 10 ans de contraception hormonale. Elles ont généralement tout essayé dans l’offre proposée par leur gynécologue et elles ont finalement été déçues ou maltraitées par la chimie. Enfin, il y a tout le retour actuel au naturel, l’essor du mouvement bio et/ou vegan, et la remise en question du point de vue des autorités sanitaires, entaché par de nombreux scandales, pas seulement liés à la contraception.

Quels sont les profils des femmes qui arrêtent la symptothermie ?

Les femmes qui arrêtent la symptothermie sont relativement beaucoup moins nombreuses que les femmes arrêtant la contraception hormonale. Le taux de satisfaction est en général bien supérieur (autonomie, connaissance de soi, intimité du couple renforcé, prévention santé). L’étude Herrmann et al. de 2007 (étude qui a permis de valider scientifiquement la symptothermie) montre que 9% seulement des femmes abandonnent la symptothermie après un an, pour des raisons d’insatisfaction (même bien formées initialement). Du côté des femmes qui démarrent la symptothermie sans formation de départ, ce sont des arrêts liés à une démotivation : malgré l’entraide enter amies, apprendre la symptothermie est moins facile que de prendre la pilule (surtout les trois premiers mois). On peut buter sur des difficultés de plusieurs ordres : une mauvaise connaissance de la méthode qui la rend compliquée, un conjoint qui désapprouve l’idée, l’avis du corps médical qui les décourage à poursuivre leur démarche, le manque de confiance en ses propres observations lorsqu’elles ne sont pas validées ou corrigées par une conseillère. Certaines femmes reprennent une contraception conventionnelle à la suite d’un échec contraceptif avec la symptothermie, cet échec peut aussi être dû à un préservatif qui craque en période fertile et qui les oblige à prendre la pilule du lendemain. D’autres femmes ont du mal à être rigoureuses avec la prise de température et l’auto-observation de leur glaire cervicale. Enfin, certaines femmes dans les milieux défavorisés n’ont pas les moyens de se payer une conseillère pour les accompagner, elles n’ont pas bénéficié d’une éducation suffisante leur permettant de prendre en main leur apprentissage.

Quelles sont les peurs et les questions les plus fréquentes des femmes vis-à-vis de la méthode symptothermique?

Le principal problème qu’évoquent les femmes lorsqu’elles débutent la symptothermie c’est la difficulté à reconnaître leur glaire cervicale. Personne ne leur a appris cela ! Un autre problème est celui de la confiance en soi, en la capacité à conquérir son autonomie car on a toujours dit aux femmes que cela était impossible en matière de contraception. Certains mythes à propos du cycle féminin viennent aussi leur savonner la planche : on peut tomber enceinte pendant ses règles (certes, mais pas à n’importe quelle condition et certainement pas avec une pratique correcte de la symptothermie), il peut y avoir une ovulation spontanée pendant un rapport sexuel (cela est faux, car le processus ovulatoire prend du temps; en revanche, une double ovulation à 24 ans d’intervalle est possible). Parmi les peurs que rencontrent les femmes, il y a aussi celle de leur gynécologue : elles sont nombreuses à redouter l’avis de leur spécialiste au moment d’exprimer leur choix de la symptothermie. Beaucoup de femmes font état de pressions reçues par le corps médical. Parmi les questions fréquentes, on retrouve celle de la fiabilité de la méthode. Dans la mesure où les pouvoirs publics classent la symptothermie parmi les méthodes « réservées aux couples prêts à accepter une grossesse », on peut comprendre leurs craintes!

Quel investissement minimal est demandé aux femmes pour un bon apprentissage de la symptothermie ?

L’investissement demandé aux femmes est de deux ordres : un investissement financier et un investissement personnel. Du côté financier, il est hautement recommandé de s’attacher les services d’une conseillère en symptothermie pendant six mois. Il faut aussi se procurer un thermomètre avec deux chiffres après la virgule et un manuel (parfois gratuit). Du côté de l’investissement personnel, la symptothermie demande de s’observer avec une grande rigueur pendant trois mois avant de pouvoir donner du lest à ses observations. Cette rigueur est indispensable tant que la femme est en période fertile. Passée l’ovulation, l’utilisatrice peut relâcher ses observations jusqu’à la prochaine fenêtre de fertilité. Il ne s’agit donc pas d’une rigueur 24 heures sur 24, mais de quelques minutes par jour sur une période donnée : après les règles et jusqu’à la fin du processus ovulatoire. Plus la femme progresse au fil des cycles, moins cette rigueur est nécessaire.

Quelles sont les différentes écoles de symptothermie et leurs différences ?

Il existe en Europe quatre grandes écoles de symptothermie. Nous avons d’abord l’institut autrichien INER Rötzer, le pionnier!Il y a aussi les Allemands de l’école Sensiplan, auteurs des principales études qui ont donné leur crédibilité scientifique à la Symptothermie (Universités de Düsseldorf et Heidelberg, Allemagne). Nous avons ensuite en France le réseau du CLER (association chrétienne), qui parle de méthode d’auto-observation (MAO), approche sympthermique sans le jour Döring/Rötzer. Et enfin, la fondation suisse SymptoTherm, laïque. Cette dernière se différencie par l’emploi des outils numériques pour gérer ses cycles (didacticiel sympto, sur ordinateur et sur les téléphones). Mais le CLER n’est pas en reste avec un logiciel sur ordinateur (Dafra). Du côté de la méthode Sensiplan, même si on privilégie la méthode manuelle (crayon, papier, gomme), il existe aussi une application (myNFP), très performante mais en allemand. Toutes ces écoles proposent une approche similaire, à quelques nuances près, mais il est recommandé aux débutantes de ne pas mélanger les contenus méthodologiques pendant la période d’apprentissage.

Quelle est l’histoire de la symptothermie ?

A l’origine, nous avons le médecin autrichien Joseph Rötzer (décédé en 2010), qui est considéré comme le découvreur de la méthode « sympto–thermique ». Ses premières investigations remontent à 1951. Il s’agissait de trouver une méthode de régulation des naissances compatibles avec le dogme catholique. Après une première publication en 1962 puis un livre en 1965, il faudra attendre 1985 pour la création de l’institut de la régulation des naissances INER Rötzer (institut à but non lucratif de droit allemand). Sensiplan, le CLER et SymptoTherm sont les héritiers de la méthode Rötzer. Christine Bourgeois, présidente de la fondation SymptoTherm, a notamment fait partie de la cohorte Rötzer qui a permis de formaliser la méthode symptothermique, elle est aussi la traductrice de la version française du manuel de Joseph Rötzer, « L’art de gérer sa fertilité ». Sa rencontre avec Harri Wettstein en 1999 a permis la création de la fondation SymptoTherm et de l’application sympto.

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