5G : eldorado 2.0 ou crime contre l’humanité ?

En 2020, les gouvernements ont manifesté un grand souci de protection des populations face coronavirus mais, parallèlement, ils poursuivent le déploiement d’une technologie suspecte, la 5G. Alors que des scientifiques du monde entier alertent sur les dangers, la cinquième génération de réseaux mobiles est présentée par ses promoteurs comme une technologique « verte » incontournable. Mais cette marche forcée vers la société connectée pourrait bien se solder par un fiasco, et ce à de nombreux niveaux : sanitaire, économique, environnemental et très probablement politique. Enquête le nouvel eldorado numérique.

Par Pryska Ducoeurjoly, pour Néo Santé n°105.
Dossier paru en novembre 2020

L’attribution des fréquences de la 5G a commencé ainsi que le déploiement de ses antennes relais. Le timing de l’Union européenne, tel que décrit dans son texte « Façonner l’avenir numérique de l’Europe », adopté le 9 juin 2020,[1] est très serré : toutes les fréquences doivent être été attribuées aux opérateurs avant la fin de l’année. En 2025, tous les pays européens, ville ou campagne, devront pouvoir disposer de la 5G.

Le document d’orientation européen fait l’éloge de la numérisation de la société qui a permis de « faire face à la crise sanitaire » et qui sera « un moteur essentiel de la relance économique, de la croissance verte et de l’autonomie stratégique de l’UE ». Les gouvernements sont décidés à nous forcer la main au mépris des enjeux démocratiques et sanitaires que cette technologie implique en bouleversant notre vivre ensemble et la gestion de nos données personnelles (mal sécurisées).

La 5G, ça ne se discute pas

Ce texte de l’UE prévoit aussi la répression de celles et ceux qui s’opposeront désormais au déploiement de la 5G. « Dans le contexte de la diffusion de nouvelles technologies telles que les 5G/6G, il est important de préserver la capacité des services répressifs, des services de sécurité et du pouvoir judiciaire à exercer efficacement leurs fonctions légitimes ; en tenant compte des lignes directrices internationales relatives aux effets des champs électromagnétiques sur la santé ; notant qu’il est important de lutter contre la diffusion de fausses informations sur les réseaux 5G, notamment en ce qui concerne les allégations selon lesquelles ce réseau représente une menace pour la santé ou qu’il est lié au COVID-19[2]… ». La chasse aux fake news continue ! Et pour cause, la 5G cristallise une opposition citoyenne croissante qui pourrait bien nuire à ce projet.

« La 5G est un outil indispensable à l’extension de la société de contrôle total et de domination technocratique au service des puissants », affirme la revue Kairos, dans son hors-série dédié à la 5G.[3] « Les promoteurs de la 5G feront donc tout pour décrédibiliser ces gens un peu trop lucides à leur goût et ils ne lésinent non pas sur les moyens. On va traiter ces résistants de passéistes, d’obscurantistes, de bio conservateurs ». Et de complotistes assurément !

« Qui dit stockage massif de données dit gestion de contenus automatisés (algorithmes de data mining, de gestion de flux et de cryptage), qui dit automatisation dit Intelligence Artificielle , explique l’association internationale pour une médecine bienveillante, l’AIMSIB[4]. La 5G est donc l’aboutissement de 40 années de construction d’une infrastructure numérique planétaire de communication, modifiant les comportements et les usages de la totalité de la communauté humaine. Elle est le pont qui permet à une « Intelligence Artificielle Forte » d’advenir avec le projet d’administrer les interactions humaines de manière algorithmique ».

Un billard à trois bandes

La 5G, la « cinquième génération » de réseaux mobiles, doit procurer un débit multiplié par 10. Ce nouveau réseau va s’empiler sur les générations précédentes (2G, 3G et 4G). Il sera réparti sur trois bandes de fréquences, 700 MHz et 3,6 GHz dans un premier temps (5G de première génération), puis ensuite 26 GHz. Les deux premières sont déjà utilisées pour la technologie 3G et 4G, tandis que la fréquence de 26 GHz, celle qui nous promet les meilleurs rendements, va permettre l’arrivée de la 5G deuxième génération (voitures autonomes, Internet des objets…). Un téléphone compatible 5G pourra moduler son signal pour capter sur les données sur l’une de ces trois fréquences.

« Le problème ne tient pas tant au type de fréquences utilisées, car chacun réagit différemment et de manière imprévisible, c’est plutôt la puissance d’émission qui inquiète, car elle sera exponentielle. Nous étions déjà exposés à tout un tas d’ondes de la 2G à la 4G, mais avec la 5G l’intensité sera bien plus forte, ce qui peut représenter un seuil critique pour certaines personnes », explique Nicolas Negri, expert français en ondes électromagnétiques.

Pourquoi une puissance plus forte ?

« Les bandes 700 MHz et 3,6 GHz, bien qu’offrant un bon rapport entre la pénétration dans les bâtiments et la couverture, ne suffiront pas à atteindre les débits nécessaires à toutes les nouvelles applications attendues avec la 5G. Il faudra donc augmenter la puissance pour compenser cet inconvénient ». Idem avec la bande de 26 GHz, qui fait partie des fréquences dites « millimétriques », les plus élevées jamais utilisées en technologie cellulaire, à ce jour.

« Un signal qui monte en fréquence est plus riche mais porte moins loin. La 5G transmise via le 26 Ghz aura donc une pénétration des bâtiments très faible. Même un arbre peut bloquer son signal. Il faudra donc plus de bornes émettrices, tous les 150 mètres environ, pour assurer une bonne couverture. Individuellement moins puissantes que les émetteurs 4G, l’ensemble de ces antennes va finalement aboutir à un maillage et une exposition électromagnétique supérieurs dans nos espaces de vie », explique Nicolas Negri.

Une technologie pulsée

Pour atteindre les performances annoncées, la 5G deuxième génération utilisera un grand nombre d’antennes appelées « MIMO ». Chaque antenne comporte de très nombreuses petites antennes miniaturisées permettant de focaliser le faisceau sur une zone donnée (beamforming). « À la différence avec la 3G ou la 4G, l’émission ne se fera pas sous forme d’un faisceau diffus, tel un projecteur éclairant une zone, mais de manière quadrillée. Une antenne 5G balayera d’abord en continu un espace carré à la recherche de signaux, puis elle dirigera un signal radio plus puissant vers les appareils connectés. Cela permettra aussi de savoir à quel endroit vous est exactement si vous utilisez n’importe quel objet connecté 5G…», précise Nicolas Negri. « À cela s’ajoute une technologie pulsée qui pourrait s’avérer potentiellement plus perturbante pour le vivant. »

Bref, la technologie 5G est bien différente des précédentes ce qui explique l’opposition d’un grand nombre d’organisations citoyennes, mais également la nécessité d’une évaluation scientifique.

Aucune étude d’innocuité!

Selon ses promoteurs, la technologie 5G ne serait pas dangereuse. « La méga machine a lancé son offensive 5G et, comme pour le tabac ou l’amiante, fera tout pour cacher le plus longtemps possible les dégâts sanitaires que ce « progrès » causera », prévient la revue Kairos. Un point de vue partagée par les associations qui se multiplient un peu partout en France et en Europe, pour mener des actions juridiques comme celles entreprises par My Smart Cab en France[5] ou, en Belgique, par Actualité du droit belge[6] ou du collectif Stop5G[7].

En France, l’Anses a été chargée par le gouvernement de conduire une expertise. En janvier 2020, dans un rapport préliminaire, elle regrettait le « manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels ». Ses prochains résultats sont attendus pour…  2021.

Malgré tout, le gouvernement vend les fréquences aux enchères et encourage le déploiement de nouvelles antennes d’ici la fin de l’année 2020. Avec un joli pactole à la clé : 2,17 milliards d’euros pour l’attribution des fréquences pour une durée d’au moins 15 ans renouvelables. Tout cela au mépris de la loi Abeille de 2016 qui plaide pour la sobriété électromagnétique.

On ne peut pas de toute manière faire confiance à l’ANSES pour évaluer sérieusement les risques de la 5G. Dans le « LIVRE NOIR DES ONDES », un ouvrage paru fin 2020 sous la direction du Pr Dominique Belpomme (aux éditions Marco Pietteur), les études de l’ANSES sur le danger des ondes électromagnétiques, comme celles sur la 3G et la 4G, sont qualifiée d’études « à reléguer aux poubelles de l’histoires ». Ce livre évoque « l’enfumage » du grand public par des études entachées de conflits d’intérêt.

Des ondes à saturation

Le quadrillage de l’espace urbain

L’infrastructure de la 5G se divisera en deux types d’antennes : les macro cells pour des stations qui traiteront plus du trafic et les small cells qui garantissent un débit élevé aux endroits précis où elles sont déployées. Si la majorité des pylônes existants sera mise à profit pour accueillir les nouvelles antennes 5G, il faudra tout de même de nouveaux supports placés sur les points élevés de l’environnement urbain (immeubles, tours, etc).

Ces grosses antennes 5G (dites macro cells) vont d’abord émettre sur la bande 3,4-3,8 GHz, elles auront une portée d’un kilomètre ou deux ce qui limitera la quantité des relais (small cells). Mais dès lors que la 5G utilisera la bande de 26 GHz, d’une portée beaucoup plus courte, les small cells seront alors multipliées tous les 150 mètres. Le quadrillage de l’espace public va donc se faire en deux temps et il faudra sans doute attendre 2023 pour assister à un déploiement massif.

Les deux types de quadrillage urbain, issu du dossier “La controverse de la 5G”, par Gauthier Roussilhe,  https://gauthierroussilhe.com/

La saturation du spectre électromagnétique

« Avec la 5G, nous sommes arrivés à la saturation du spectre électromagnétique des fréquences qui nous permettent de communiquer, après ce sont les infrarouges…. L’un des dangers de l’utilisation des fréquences EM artificielles, c’est qu’elles peuvent interférer avec nos propres fréquences, qu’il s’agisse de basses fréquences ou de hautes fréquences. Les neurologues savent bien que la fréquence “normale” d’un électroencéphalogramme est de 10Hz environ. Or votre wifi domestique émet aussi des ondes pulsées sur 10Hz à cause de son activité électrique (en plus des émissions sur 2,4 et 5 GHz pour les données). On comprend mieux pourquoi certaines personnes se plaignent de maux de tête ou de difficultés de sommeil ou pourquoi il est préférable de ne pas dormir ou travailler trop près de sa wifi. En réalité, les basses fréquences émises par nos appareils domestiques, nos objets connectés, mais aussi par les antennes relais qui nécessitent un gros réseau électrique, peuvent s’avérer tout aussi problématiques pour notre santé que les très hautes fréquences. »

Une pollution sidérante…

La pollution électromagnétique va aussi gagner l’espace avec, à moyen terme, un triplement du nombre de satellites qui gravitent déjà autour de la Terre !  20 000 satellites au minimum vont bientôt être lancés avec la 5G. Les sociétés sont : SpaceX (12 000 satellites), Oneweb (4 560), Boeing (3 000), Spire global (1 000).  SpaceX a déjà̀ mis en orbite 180 satellites Starlink et projette au total 42 000 satellites autour de la planète. Ils seront placés à 340 km, 550 km et 1150 km.

Certains contestent la présence de la technologie 5G de ces satellites, mais en réalité, il semble bien que le lien soit réel ou en cours selon les satellites et les opérateurs.  » Ce n’est sans doute pas un hasard si les grandes entreprises du secteur (Airbus Defence and Space, Echostar, Eutelsat, Hispasat, SES, Thales Alenia Space, Viasat…), associées à l’Agence spatiale européenne, ont créé en 2017 l’association Satellite for 5G, dont le but avoué est de démontrer l’utilité de l’intégration des satellites dans le dispositif de la 5G. (…) L’unification des normes est un facteur de compétitivité très important dans le domaine technologique. C’est ce que l’on désigne habituellement sous le terme d’interopérabilité. Voilà tout l’enjeu aujourd’hui pour les acteurs du satellite : fonder une nouvelle alliance entre l’Internet terrestre et l’Internet spatiale », explique le site opportunites-technos.com (https://opportunites-technos.com/la-5g-passera-egalement-par-les-satellites/

De nombreuses personnes ont déjà pu voir des boules lumineuses à la queue-leu-leu dans le ciel nocturne. Il s’agit bien des satellites Starlink du magnat Elon Musk, grand apôtre du transhumanisme et des technosciences. Elon et sa femme Grimes, une chanteuse à l’esthétique mi-sataniste mi- cyborg, ont par ailleurs appelé leur enfant « XÆA-12 », c’est dire si l’espèce humaine ne sera plus adaptée au nouveau monde dans lequel Space X veut nous lancer…

La planète sera donc bientôt entièrement encerclée par des dizaines de milliers d’objets volants lumineux. Le ciel étoilé, patrimoine mondial de l’humanité, va tout simplement disparaître. Jean-Marie Lopez,[8] président de la société astronomique de Montpellier, est sidéré : « Quelques milliardaires se sont arrogés le droit de passer outre ce patrimoine de l’humanité. Cela va rendre difficile l’observation scientifique et même impossible des photographies (qui nécessitent un long temps de pose) car elles seront complètement rayées. On est en train de nous poser un mur de briques devant le ciel étoilé ».

Ce scientifique fait partie des 1 500 astronomes qui ont lancé, en mars 2020, un appel urgent[9]. Ils expliquent comment les bandes de fréquences de la 5G vont interférer avec leurs propres bandes de radiofréquences, ce qui va affecter gravement l’interprétation des données d’observation, tant et si bien que l’astronomie est désormais une science en voie de disparition ! Plus grave, cette pollution lumineuse va aussi rendre impossible la détection d’éventuels astéroïdes et la capacité à avertir la population d’un danger astronomique.

Vers un fiasco sanitaire ?

De nombreux Appels scientifiques à un moratoire

Mais revenons au plancher des vaches. Sur le plan sanitaire, plus de 400 scientifiques et médecins ont signé un appel pour demander l’arrêt de ce projet (EU 5G Appeal, lancé en 2017). Ces professionnels rappellent que le Centre international de recherche contre le cancer de l’ONU (CIRC) a classé les radiofréquences de 30 KHz à 300 GHz comme « peut-être cancérogènes pour l’homme ».

Les scientifiques signataires s’appuient aussi sur un très gros rapport d’expertise indépendant : BioInitiative 2012, qui compile 1 800 nouvelles études consacrées aux effets négatifs des ondes électromagnétiques artificielles. Parmi les risques documentés dans ce rapport : autisme, tumeurs du cerveau, Alzheimer, infertilité, névrose acoustique, gliome, troubles du sommeil, leucémie, génotoxicité, stress oxydatif, etc… La liste est longue et pour le moins inquiétante. Priartrem, association française pionnière dans le combat contre les risques électromagnétiques, a traduit les conclusions de ce rapport. En voici un extrait.

Des effets biologiques documentés

« Les effets biologiques sont clairement établis et apparaissent à de très faibles niveaux d’exposition aux CEM (champs électromagnétiques). Les effets biologiques peuvent apparaître dans les premières minutes d’exposition. (…)

« Nombre de ces effets biologiques peuvent raisonnablement être suspectés d’entraîner des effets sanitaires lorsque les expositions sont prolongées ou chroniques. Ceci parce qu’elles interfèrent avec les processus normaux de l’organisme (homéostasie perturbée), empêchent l’organisme de procéder à la réparation des dommages causés à l’ADN, produisent des déséquilibres dans l’appareil immunitaire, des perturbations métaboliques et affaiblissent les capacités de résistance à la maladie. Les processus essentiels de l’organisme peuvent éventuellement être altérés par d’incessants stress externes (venant de l’interférence avec le système électrophysiologique) et mener à des troubles envahissants des fonctions métaboliques et reproductives »

5G et Covid…

Voilà pourquoi certains soupçonnent la 5G, déjà expérimentée dans certaines villes (comme Wuhan, Milan, Turin, Bologne, Rome…), d’avoir pu provoquer ou aggraver l’épidémie de covid-19. Une théorie pas si « complotiste » car, bien que manquant de preuves, elle s’avère plausible au regard des résultats des études du rapport BioInitiative 2012 et des derniers éléments de preuves apporté par Le Livre Noir des Ondes. Mais corrélation n’est pas causalité… Cela pourrait tout aussi bien être lié à l’intensification du déploiement de la 4G, toujours en cours.

« L’arrivée de la 5G suscite beaucoup d’inquiétudes de par le monde. D’un certain point de vue, on pourrait s’étonner de cette « prise de conscience », car il existe très peu d’études scientifiques concernant l’impact de la 5G sur la santé humaine, alors qu’on dispose de nombreuses études pointant vers les risques sanitaires des technologies des générations précédentes, commente Priartrem. Ceci dit, malgré leur rareté, les études disponibles sur la 5G ne permettent pas de penser que cette technologie sera moins nocive que la précédente. D’autant que la 5G ne va pas supplanter la 4G, mais, au moins dans un premier temps, coexister avec elle, ajoutant au « brouillard » électromagnétique existant ».

Bientôt tous électrohypersensibles ?

L’association a intégré en son sein le collectif des Electrosensibles de France, créé en 2008. L’électrohypersensibilité – toucherait, selon l’Anses elle-même, 5 % des Français, soit environ 3,3 millions de personnes. Leurs symptômes : sommeil perturbé, fatigue, maux de tête, difficultés d’attention et de mémoire. 

« Cette maladie témoigne selon moi d’une overdose dans l’exposition aux ondes artificielles, commente Nicolas Negri. Certains sont naturellement plus sensibles alors que d’autres vont déclencher ce syndrome après avoir “abusé” des appareils connectés. L’hypersensibilité rend même intolérant à de très faibles émissions. Ces personnes doivent mettre en place des mesures drastiques pour retrouver un environnement sain et régénérateur, qui les aidera à remonter leur système immunitaire. Mon conseil à l’attention de la population générale est de ne pas attendre d’avoir dépassé le seuil critique et de mettre en place une “hygiène électromagnétique”. C’est devenu aussi important que l’hygiène physique ou alimentaire ». L’expert propose de nombreuses vidéos gratuites sur sa chaîne Youtube,[10] une première approche que je vous recommande.

Pour Dominique Belpomme et les co-auteurs du Livre Noir des Ondes, l’électrohypersensibilité est un fléau pandémique caché qui poursuit une progression extrêmement inquiétante. Le silence des pouvoirs publics, apparemment peu décidés à donner au public les éléments d’information pour se protéger, est potentiellement un crime contre l’humanité.

Apprendre à se protéger

Nicolas Negri a également monté une formation en ligne avec Bruno Geissert, conseiller en environnement électromagnétique, pour favoriser l’autonomie de plus grand nombre face à cette pollution invisible. Cette formation permet aussi de se former en tant que conseiller en environnement électromagnétique, « un métier d’avenir !», assure Nicolas Negri. On veut bien le croire…

« Avec un peu de connaissances, il est possible de limiter efficacement la pollution des lampes de chevet, des appareils de téléphonie (fixe et mobile), des télévisions connectées, des box, lits électriques, radiateurs, circuits d’électricité domestique et de l’électroménager sans forcément en supprimer les bénéfices ».

La méthode la plus radicale pour bien récupérer la nuit ? Couper le courant général… « Mais cela n’est vraiment efficace que dans un environnement individuel, en campagne. En appartement en ville, il devient presque impossible d’échapper à la pollution électromagnétique des voisins et les solutions doivent être étudiées au cas par cas avec l’aide d’appareils de mesure qui permettent vraiment de connaître le niveau et la source de pollution. »

Contrairement à une idée reçue, la plus grosse pollution EM provient de nos habitats. « La 5G n’est en réalité qu’une menace parmi d’autres. Outre les fréquences de la téléphonie mobile, la pollution du 50 Hz (basses fréquences) liée à l’électricité représente aussi un gros problème ». L’Anses l’a confirmé l’an dernier,[11] avec une attention toute particulière pour les écoles situées près des lignes de hautes tension, pour les femmes enceintes et les employés qui sont exposés au travail.

Un nouveau signal inquiétant, qui s’ajoute à des études sanitaires récentes, toujours plus nombreuses à documenter les effets néfastes des ondes. Pour la veille scientifique, je vous recommande ce site de référence : www.saferemr.com[12].

Tous cobayes ?

Inutile de compter sur nos autorités sanitaires ou sur les gouvernements qui ont choisi de donner la priorité à la croissance économique, plutôt que de financer des études indépendantes en laboratoire. Ce n’est qu’après le déploiement et en situation réelle que seront étudiés les effets. Comme nous explique sans détour l’ANFR (l’Agence nationale des fréquences française) : « La plus grande focalisation des antennes 5G, les nouvelles gammes d’ondes utilisées nécessitent d’approfondir les méthodes de mesures et de préciser les limites sanitaires à adopter. En France, l’ANFR étudie, notamment pendant les phases pilotes de tests 5G, l’impact de ces nouvelles technologies dans la façon de mesurer les niveaux d’exposition du public aux ondes. Les données recueillies seront communiquées à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pour qu’elle conduise au mieux son expertise sur les aspects sanitaires.[13] »

Des normes obsolètes et sous-évaluées

Comme c’est déjà le cas avec la 3G et la 4G, les rapports des autorités se cachent derrière un argument commode : « L’exposition ne dépasse pas les normes d’exposition autorisée ». Or, le vrai débat scientifique sous-jacent concerne la pertinence de ces fameuses normes. Les valeurs limites à ne pas dépasser sont : pour une antenne GSM 900 : 41 V/m ; pour une antenne GSM 1800 : 58 V/m, pour une antenne UMTS : 61 V/m, pour le wifi et les fours micro-ondes : 61 V/m, pour la radio FM : 28 V/m. Les premiers tests réalisés en France sur des sites pilotes de la 5G par l’ANFR (rapport d’Avril 2020[14]), donne des expositions autour de 8 V/m, donc bien en-dessous.

Mais pour de nombreux scientifiques le seuil de 0,6 V par mètre représente déjà une exposition dangereuse. Selon le rapport BioInitiative 2012, les normes de protection du public sont 1000 à 10000 fois supérieurs aux niveaux rapportés par les études comme provoquant des effets biologiques. Pour les experts allemands du standard environnemental de la baubiologie,[15] l’exposition maximale critique se situe à 0,06 V par mètre.

« La grande supercherie des normes officielles est qu’elles ne tiennent compte que de l’effet thermique. Ce seuil a été déterminé en exposant la peau pendant six minutes et en constatant 1° C d’augmentation. Ces normes datent de plusieurs décennies et n’ont jamais été réévaluées sérieusement afin de tenir compte des effets possibles sur nos cellules et sur l’ADN », pointe Nicolas Negri. L’appel de Fribourg (2002), signé par plus de 1000 médecins, demande ainsi « la réduction massive des valeurs limites, des puissances des missions et des charges en ondes radio ».

En 2011, le Parlement Européen a également recommandé de revoir les normes d’exposition. Dès 1994, il avait proposé de limiter à 1 V/m l’exposition du public pour la gamme des fréquences de la téléphonie mobile. En 2001 déjà, le parlement européen rapportait :

« Le public s’inquiète – et s’indigne – particulièrement de voir que certaines catégories de la population sont involontairement soumises 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 aux émissions de stations de base de GSM, implantées impitoyablement à proximité de centres d’hébergement, d’écoles et d’hôpitaux. L’environnement de ces personnes est inévitablement et constamment pollué. Cette situation est totalement inacceptable et soulève de sérieuses questions d’éthique ; dans un certain sens, elle représente en outre une violation du Code de Nuremberg, étant donné que ce sont ces personnes qui révéleront finalement le degré auquel l’exposition chronique à ces champs est nocive – information qui n’est pas disponible actuellement : en d’autres termes, ces personnes sont effectivement soumises malgré elles à une expérience de grande envergure. »

Ni précaution, ni prévention

Les enfants en première ligne

Bioinitiative plaide pour la protection des plus fragiles : « Des mesures de bon sens sont à prendre dès maintenant pour limiter l’exposition du fœtus et du nouveau-né (populations sensibles), et faire de la sensibilisation une priorité auprès des femmes enceintes en ce qui concerne l’utilisation des ordinateurs portables, téléphones mobiles et autres sources potentielles d’émissions. Les ordinateurs portables sans fil et autres appareils sans fil devraient être fortement déconseillées dans les écoles et pour les enfants de tous âges. »

Au lieu de cela, les industriels et les autorités tendent dangereusement vers un relâchement des normes. Selon Actualités du droit belge, le protocole d’accord avec les principaux opérateurs de télécommunication (Proximus, Orange et Télénet) pour faciliter le déploiement de la 5G à Bruxelles prévoit de passer outre la limitation en vigueur actuellement fixée à 6 V/m pour la passer jusqu’à 14,5 V/m[16].

Conflits d’intérêt avec l’industrie

L’ICNIRP (International Commission on Non Ionizing Radiation Protection) est depuis 1984 l’institut de référence pour fixer les standards d’exposition aux radiofréquences et micro-ondes.[17] L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) se réfère à cet institut pour recommander les seuils d’exposition, comme la plupart des gouvernements. En 2011, le Conseil de l’Europe[18] s’étonnait toutefois : « Les seuils d’exposition aient été proposé par une ONG (l’ICNIRP) dont l’origine et la structure ne sont pas clairs et qui est suspectée d’avoir des liens proches avec les industriels du secteur. »

« Cet organisme a été le sujet de controverses dès les années 1990 quant à des possibles conflits d’intérêt de ses membres avec le secteur industriel des télécommunications et avec le secteur militaire », rappelle Gauthier Roussilhe, auteur de « La controverse de la 5G », un document de synthèse remarquable et facile d’accès[19]. « Si l’ICNIRP a des conflits d’intérêts avec le secteur industriel, alors ses recommandations doivent être lues avec précaution et ses publications doivent être pondérées avec d’autres recherches indépendantes. »

Malheureusement, la recherche semble elle aussi biaisée. Plusieurs études[20] ont analysé les articles de recherche traitant des risques du téléphone mobile. Les articles financés par un sponsor ont moins de chance de faire état d’effets négatifs sur la santé. Et ce sont bien souvent ces études sponsorisées qui brouillent les pistes ou servent d’alibi à l’ICNIRP pour surtout ne rien changer. Le Livre Noir des Ondes dénonce une controverse organisée par de « faux conseils scientifiques », en réalité totalement incompétents.

Des experts bien connectés

La ramification des conflits d’intérêt se poursuit au niveau des conseils scientifiques de chaque pays. En Belgique, par exemple, le comité d’experts des radiations non–ionisantes est composé de neuf membres issus de plusieurs domaines (médical, scientifique, économique et technologique). « Cette diversité occulte la réalité d’un comité globalement acquis à la cause technologique, les uns travaillant dans un secteur qui promeut la 5G, les autres étant directement liés aux opérateurs qui les financent. Ce groupe temporaire, dévolu à la tâche d’évaluer de manière continue l’impact sur la santé des antennes de GSM va devoir non moins que statuer sur les normes de protection de la santé des Bruxellois », dénonce Alexandre Penasse, dans le hors-série du magazine Kairos spécial 5G.[21]

Par exemple Yves Rolain, le président de ce comité, est membre de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), dont l’objectif principal est de « promouvoir l’excellence l’innovation technologique au bénéfice de l’humanité ». Ce regroupement de professionnels est un incontournable du secteur. Il fut d’ailleurs à l’origine[22] des normes maximales d’exposition, aujourd’hui largement contestées.

Autre membre du comité d’experts belge : Isabelle Lagroye, française et membre de l’ICNIRP. Elle finance ses recherches avec l’aide de France Telecom, Alcatel et Bouygues Telecom, elle réalise aussi des études financées par EDF. Elle est enfin membre de la société française de radioprotection (SFRP), dont les membres bienfaiteurs sont entre autres Areva, GDF–Suez… Bref, les conseillers scientifiques des gouvernements sont choisis pour être les gardiens de la bonne marche du plan d’action 5G en Europe, avec l’aide des médias.

Ecoblanchiment médiatique

Que nous disent en effet nos grands médias sur la 5G ? Ils nous présentent une avancée technologie révolutionnaire qui va permettre la « transition numérique verte ». Il faut absolument « dissiper les craintes sur les ondes » titre le Figaro-Magazine du 6 juin 2020, parce que, selon la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie Agnès Pannier-Runacher : « La 5G est plus sobre énergétiquement, elle émet en fonction des besoins et des utilisateurs ». En réalité, il s’agit plutôt d’une fake news : la 5G n’a rien d’une « Green Tech » car elle va consommer beaucoup plus d’électricité !

« La recherche sur l’efficacité énergétique se concentre majoritairement sur la réduction de la consommation électrique à l’usage. Le coût énergétique de la fabrication des équipements réseaux, du renouvellement des smartphones compatibles 5G n’est pas inclus”, explique Gauthier Roussilhe, dans son document « La controverse de la 5G ». D’ailleurs « Huawei (leader de la technologie 5G en Chine, ndlr) rappelle que, même si l’efficacité énergétique unitaire des antennes s’améliore, le nombre d’antennes à installer va significativement augmenter et donc augmenter de fait la consommation énergétique du réseau ». Toute la profession le sait : « En avril 2019, 100 dirigeants d’opérateurs télécoms ont été interrogé pour savoir s’ils pensaient que la 5G allait augmenter leur facture énergétique : 94% ont répondu positivement », rapporte Gauthier Roussilhe.

L’efficacité énergétique reste un cheval de bataille pour tout le secteur car il s’agit d’un facteur clé pour assurer la rentabilité des opérateurs. « Ce problème est déjà saillant en Chine où l’utilisation des antennes 5G se révèle trop onéreuse pour les opérateurs en raison de leur importante consommation électrique. Certaines municipalités ont décidé de subventionner la facture d’électricité des stations à hauteur de 50% pendant 3 ans ». Voilà donc pourquoi le Conseil de l’Union européenne appelle à « améliorer les conditions d’investissement, y compris en prévoyant, au besoin, des programmes de financement public au niveau européen ». En d’autres termes, le citoyen devra mettre la main à la poche.

Un bilan environnemental désastreux

« À ce jour, aucune étude n’a estimé le nombre d’équipements produits pour l’infrastructure 5G, ni calculé l’empreinte environnementale globale lié à la fabrication et l’utilisation de cette infrastructure, explique Gauthier Roussilhe. C’est aujourd’hui ce genre d’études qui serait nécessaire pour déterminer clairement les impacts environnementaux de cette technologie. Sans cela le coût environnemental de la 5G ne peut être que largement sous-estimé ».

 « En 2019, le numérique représentait 3,7% des émissions de gaz à effet de serre, autant que l’aviation civile. Ces émissions croissent de 8% par an et pourraient représenter 7,5% des émissions mondiales en 2025, autant que le parc automobile mondial. De plus, le numérique est extrêmement gourmand en métaux : par exemple, un iPhone contient en moyenne 45 métaux différents. Cette extraction de minerais a un coût énergétique, hydrique et écologique dans de nombreux écosystèmes et communautés. » Et l’obsolescence programmée n’arrange rien : « Il y a aujourd’hui 6 milliards de smartphones actifs sur Terre et 1,4 milliards de smartphones ont été produits en 2018. À titre d’exemple, le taux de renouvellement d’un téléphone en France est de 23 mois »…

Les insectes, les abeilles sont touchés

En septembre dernier, une méta-analyse de l’Association allemande pour la conservation de la nature (NABU)[23] en collaboration avec deux ONG allemande et luxembourgeoise, nous alertait sur les risques environnementaux des ondes : « Le rayonnement des téléphones portables pourrait être une des causes, avec l’usage de pesticides et la déforestation, de la mortalité des insectes en Europe ». Cette association a compilé les résultats de 190 études. Quelque 60 % d’entre elles montrent des effets négatifs sur les abeilles, les guêpes et les mouches.

Une rentabilité économique douteuse

Le déploiement de la 5G va assurément coûter très cher car il faut revoir l’ensemble du réseau mais aussi développer la fibre ! Car sans la fibre (qui pourrait d’ailleurs être une alternative non polluante), la 5G ne pourra pas fonctionner… Voici tout ce qu’il faut finalement produire : des équipements réseaux (stations, antennes, climatiseurs, fibre), des équipements utilisateurs (smartphones, objets connectés, capteurs), des équipements des centres de données (serveurs), des équipements énergétiques (panneaux solaires, transformateurs, etc).

La facture sera-t-elle supportable pour les opérateurs ? Certains ne risquent-ils pas de faire faillite au profit des plus gros ? Rappelons que les opérateurs français doivent déjà débourser 2,17 milliards de droits pour la seule fréquence de 3,5 Ghz (la 5G première génération). Cette logique d’investissements lourds est basée sur un pari : l’augmentation du trafic. Pour rentabiliser la 5G, il faut donc absolument que nous consommions encore plus de données. Des données qui, entre parenthèses, valent de l’or : leur courtage représentait déjà 200 milliards de dollars en 2013.

Et la 5G deuxième génération ? « La bande 26 GHz demandera un investissement plus lourd (multiplication des small cells) qu’aucun opérateur télécom français ne semble capable de supporter aujourd’hui », précise Gauthier Roussilhe. « Certains opérateurs aux États-unis et en Chine s’essayent au déploiement à 26 GHz. Dans tous les cas, les dépenses d’investissements seront élevées pour les antennes (entre 13 000€ et 17 500€ en moyenne par antenne en Europe, 3500€ en moyenne pour mettre à jour les antennes de génération antérieure) et certaines innovations techniques de la 5G demanderont des mises à jour des réseaux actuels qui restent à chiffrer ».

Bref, la 5G reste un projet économique risqué. « Les opérateurs semblent accepter de façon passive cet étrange raisonnement économique qui ne garantit en rien leur rentabilité et qui tient plus de la prophétie autoréalisatrice que d’un investissement réfléchi sur le long terme. »

Quoi qu’il en soit, il est quasiment certain que le déploiement de la 5G ne pourra se faire sans subventions publiques massives (et aussi un prix plus élevé du forfait).

Vers un fiasco politique

Si le déploiement de la 5G, annoncé comme rapide, s’avère finalement lourd et coûteux, c’est un avantage certain pour les citoyens opposés au déploiement de la 5G. Surtout pour les ruraux car cette technologie a été pensée pour des usages urbains ; elle n’est pas près de se déployer dans nos campagnes pour des questions de rentabilité évidente, pas plus que ne l’a été la 4G.

Un peu partout dans le monde, notamment aux États-Unis et en Europe, des villes résistent, des collectifs se montent, des appels scientifiques sont lancés. Mais la voie du moratoire semble pour l’instant sans issue dans de nombreux pays. Par exemple en France, le Conseil d’État[24] a déjà statué sur le sujet des antennes de téléphonie mobile : « Seules les autorités de l’État désignées par la loi sont compétentes pour réglementer de façon générale l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile ». C’est une compétence exclusive : les maires ne pourront pas brandir leur pouvoir de police générale pour décréter un moratoire.

Quant à la voie juridique, elle semble aussi assez limitée, surtout parce que les autorités sanitaires s’appuient sur des normes maximales d’exposition qui donnent encore une grande marge de manœuvre légale aux industriels en matière de pollution électromagnétique.

Cette impossibilité de recours va brouiller encore davantage la communication avec les citoyens qui, outre le risque sanitaire, entrevoient aussi un péril démocratique (contrôle en temps réel). Des collectifs pourraient alors décider de s’attaquer aux small cells, bien plus accessibles sur le mobilier urbain (feux rouges, lampadaires, bouches d’égout, abris bus).

Cette guérilla urbaine 2.0 est un risque bien identifié par les assurances des opérateurs… Et par les politiques : « brûler une antenne, c’est brûler un bien commun. À ce titre, c’est inacceptable. C’est priver des gens d’un accès au numérique, à des services qui deviennent de premières nécessités pour des personnes bloquées chez elle en quatorzaine », cathéchise la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie française, le 6 juin 2020, dans le Figaro.

Mais il reste tout de même d’autres moyens d’action individuels efficaces pour contrer cette folie technologique : adopter la sobriété numérique, surveiller à son hygiène électromagnétique et, surtout, résister aux futurs équipements compatibles 5G qui nous seront proposés, auréolés de marketing. Le boycott général reste l’arme fatale des peuples. Car, une chose est sûre, le succès du plan 5G ne repose finalement que sur nous, les consommateurs.


[1] Le 9 juin, le Conseil des ministres nationaux des télécommunications des États membres de l’Union Européenne a adopté les lignes directrices des lois et politiques qui guideront la numérisation de l’Europe.

[2] https://ieb.be/L-ordre-etabli-du-deploiement-de-la-5G

[3] « 5G, face au conte de fées, le compte des faits ». 2020. www.kairospresse.be

[4] « Technologie 5G, évaluation sanitaire et civilisationnelle », La rédaction de l’AIMSIB, 17 Mai 2020.

[5] https://g5raisons.fr/

[6] https://www.actualitesdroitbelge.be/petition/non-a-la-5g-en-belgique—action-en-justice

[7] http://www.stop5g.be/

[8] « 50.000 satellites 5G, pour quoi faire ? » Entretien avec Jean-Marie LOPEZ, astronome, chaîne YouTube stop Linky–5G Montpellier.

[9]  https://force-citoyenne.fr/2020/04/ecologie/fini-les-etoiles-avec-la-5g-alerte-des-astronomes/

[10] Taper “Nicolas Negri” sur Youtube. Voir aussi www.negrinicolas.com

[11] « Effets sanitaires liés à l’exposition aux champs électromagnétiques basses fréquences » https://www.anses.fr

[12] EMR Safety traite des développements scientifiques et politiques concernant les risques pour la santé liés à l’exposition aux rayonnements électromagnétiques (EMR) et aux champs électromagnétiques. Il est dirigé par Joel M. Moskowitz (École de santé publique de Berkeley), connu pour ses recherches sur les téléphones portables.

[13] https://www.anfr.fr/publications/dossiers-thematiques/la-5g/faq/

[14] Evaluation de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques 5G. Volet 2: premiers résultats de mesures sur les pilotes 5G dans la bande 3400-3800 MHz, Avril 2020. www.anfr.fr

[15] La baubiologie englobe les critères pour créer un cadre de vie sain, naturel, durable et beau. Voir le site https://baubiologie.fr/

[16] « L’arrivée de la 5G va-t-elle faire de nous des cobayes ? » Frédéric Rohart, 05 avril 2019. www.lecho.be

[17] ICNIRP, « ICNIRP Guidelines for limiting exposure to electromagnetic fields (100 kHz to 300 GHz) », 2020.

[18] Conseil de l’Europe, « The potential dangers of electromagnetic fields and their effect on the environment », 6 mai 2011.

[19] « La controverse de la 5G – Comprendre, réfléchir, décider ensemble ». Juillet 2020

[20] Lotte E.van Nierop, « Source of funding in experimental studies of mobile phone use on health: Update of systematic review, » Comptes Rendus Physique, vol. 11, no. 9–10, novembre-décembre 2010, pp. 622-627.

Pallavi Nair, Amit Kumar et Kameshwar Prasad, « Mobile phone use and risk of brain tumours: asystematic review of association between study quality, source of funding… » Neurological Sciences, février 2017.

[21] « 5G, face au conte de fées, le compte des faits ». 2020 www.Kairospresse.be

[22] Voir « La controverse de la 5G » Juillet 2020, Gauthier Roussilhe, p.34.

[23]  « Etude sur les communications cellulaires et les insectes. Influence négative possible sur l’orientation, la reproduction et la recherche de nourriture ». « Studie zu Mobilfunk und Insekten » sur https://baden-wuerttemberg.nabu.de/

[24] https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/antennes-relais-de-telephonie-mobile

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